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Giovanni Batista Belzoni

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Giovanni Batista Belzoni, né le 5 novembre 1778 à Padoue et mort le 3 décembre 1823 au Bénin (surnommé « le merveilleux géant de Padoue » car il mesurait 2 mètres, tout comme sa femme d'après certaines sources), est un explorateur italien. Rien ne prédestine Belzoni à devenir l'une des grandes figures de l'archéologie égyptienne. Sauf peut-être son goût inné pour l'aventure et une intelligence peu commune.

A 16 ans il suit des études d’hydraulicien à Rome et s’intéresse à l’archéologie. Puis il devient moine. En 1803 il fuit l’Italie envahie par les armées françaises Londres. Doté d’une force et d’une taille exceptionnelle qui le fera surnommer le Géant de Padoue il se produit dans les foires londoniennes et européennes

A l’âge de 34ans Las de s'exhiber dans les cirques et épris de nouvelles aventures, il quitte l'Angleterre. En compagnie de sa femme Sarah et de son serviteur irlandais James Curtin, il voyage en Espagne et au Portugal.

En 1814 il s’embarque pour Malte. En 1815, il se en Egypte, pour vendre à Méhémet Ali une machine hydraulique de son invention, destinée à améliorer le système d’irrigation du Nil. Mais ce projet échoue et il se retrouve sans argent et sans but

À cette époque, l'Égypte est en proie à la guerre civile. Deux consuls alors en poste au Caire en tirent parti : le consul britannique Henry Salt et le consul français Bernardino Drovetti. Les deux diplomates financent des explorations archéologiques et revendent, non sans bénéfice, les collections ainsi constituées aux musées et collectionneurs occidentaux.

 

                Henry Salt  b2               Bernardino Drovett    i b3

Grâce à son passeport britannique, Belzoni entre au service de Salt. En 1815, C’est une mission impossible avant l’heure qui lui est confiée : descendre le Nil jusqu'à Thèbes et ramener un buste colossal du pharaon « le jeune Memnon Ammon-Zeus »,qui pèse plus de sept tonnes. On ignore alors qu'il s'agit de Ramsès II dont la statue gît au Ramesseum.

Juillet 1816. Belzoni arrive à Thèbes. Il se rend chez l’administrateur d’Ermant, qui lui donne l’autorisation de procéder à des fouilles, deux jours plus tard il embauche de la main-d’œuvre à Gournah. Il fait fabriquer un fardier constitué de grosses poutres carrées, puis Il fait soulever le buste, à l’aide de leviers et le fait placer sur le fardier muni de quatre rondins de bois en guise de roues .Il faut aller vite car la crue du Nil approche.

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A l’aide de cordages, les ouvriers tirent le fardier, à la fin de la soirée il n’a parcouru que quelques mètres. Le lendemain, des vestiges doivent être brisés pour permettre son passage, il ne parcourt que cinquante de mètres. 29 juillet. Le fardeau s’enfonce dans un terrain sablonneux, le convoi doit faire un détour de près de deux cents mètres. 6 août. Il arrive à proximité du Nil en fin de soirée. 7 août. Au matin aucun ouvrier sur le chantier (Drovetti a fait pression sur le caïmacan. Celui-ci a donné l’ordre aux ouvriers de ne pas aider Belzoni).L’administrateur d’Ermant débloque heureusement la situation. 12 août le buste est mis sur le bateau. Il arriver en novembre au Caire. Contre toute attente et les menaces de Drovetti, Belzoni réussit sa mission grâce à son ingéniosité et sa ténacité.

1816. Belzoni remonta le Nil en Nubie, dans l'intention de désensabler le Grand Temple d'Abou-Simbel. Les chefs des tribus indigènes locales dressèrent de nombreux obstacles sur son chemin, demandant en particulier toujours plus d’argent pour leurs aides. Faute de ressources suffisantes, il fut obligé de renoncer. Ce fut la première fois que les indigènes apprirent l’utilisation de l’argent pour leur travail.

1817 Au printemps, il retourne à Abou-Simbel. Après vingt-deux journées d’un labeur intense, par une chaleur à peine supportable, Il dégage et pénètre   enfin dans le Grand Temple de Ramsès II (dont à l'époque on ne connaît pas encore le nom). Il faudra attendre l'hiver 1818 pour que l'Anglais Bankes et le Français Linant désensablent la façade et dressent l'inventaire complet des richesses s'y trouvant.

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Belzoni ne reste pas longtemps inactif, une passion naît en lui pour les fouilles.il devient chasseur d’antiquités, agissant pour le compte de Salt

 

Octobre 1817 À Thèbes, il choisit de fouiller un site situé sur l’emplacement d’écoulement des eaux de pluie. Très vite, une ouverture est visible, il est convaincu, d’avoir mis au jour une tombe royale. Quand il emprunte le corridor, sa torche éclaire, des peintures et des bas-reliefs qui l’émerveillent. Il descend quelques marches, passe un nouveau corridor et se trouve face à un puits de neuf mètres de profondeur. Le lendemain Belzoni revient avec des troncs d’arbres, franchit le puits et parvient à une chambre donnant sur un escalier. Il l’emprunte et arrive dans un corridor richement décoré. Après avoir pris un nouvel escalier il parvient à une superbe chambre décorée de scènes d’offrandes. Il vient de découvrir la tombe de Sethy I

 

En quelques années seulement, il découvre plusieurs tombes royales dans la vallée des Rois, dont celle d'Amenhotep II, et Ramsès Ier. Il effectue des fouilles au port gréco-romain de Bérénice situé sur la mer Rouge, et au temple de Mout à Karnak,

 

mars 1818, ouvre la pyramide de Khéphren à Gizeh. L'homme se passionne de plus en plus pour l'héritage de l'Égypte antique. De manière presque scientifique, il note l'emplacement de tous les éléments statuaires sur des plans. Il entre bientôt en conflit avec Salt qui est pourtant le seul à pouvoir subventionner ses fouilles.

 

1819, il visite Médinet el-Fayoum et l’oasis de Bahariyah. Le couple Belzoni quitte l'Égypte à la mi-septembre.Le retour de Belzoni à Londres est triomphal. Il émerveille les visiteurs de l'Egyptian Hall de Piccadilly avec des reproductions grandeur nature des décors de la tombe de Séthi Ier.

 

1820 il publie le récit de ses voyages et découvertes. L’année suivante, il présente une exposition sur sa découverte de la tombe royale de Sethi I

 

1822 La copie du sarcophage qu'il fait lui permet de monter une exposition itinérante qui sillonne l'Europe de Paris à Saint-Pétersbourg

 

1823. Malheureusement, et malgré ses succès, la fortune ne lui sourit pas. Il s'engage alors à trouver les sources du Niger en Afrique. Il débarque au Maroc, d’où il rejoint le Sahara avec le but de découvrir Tombouctou et la source du Niger. Il meurt de dysenterie au Bénin en décembre 1823.. Il a alors 45 ans..

 

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