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CHAMPOLLION

 

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Portrait peint par Leon_Cogniet

Enfance

1790. Figeac le 23 décembre   Alors que la Révolution fait rage Jean-François Champollion naît à à Figeac et est baptisé le soir même. Cette naissance est un peu miraculeuse car sa mère était un an auparavant, affectée de rhumatisme qui l’empêchait de marcher. Elle fut guérie par un rebouteux qui lui prédit à l’époque qu’elle donnerait naissance à un fils.

1791 Il est élevé principalement par son frère Jaques Josef son ainé de 12 ans. Il grandi dans la librairie que tient son père. Cela lui donne très tôt le goût des livres, et plus précisément des dictionnaires.

1795 Il apprend tout seul à lire dans un missel dès l’âge de 5 ans.

1798 Champollion à neuf ans il est fasciné par l'expédition menée en Égypte par le général Bonaparte. Dans cette contrée, des savants de l'expédition ont recopié et ramené des hiéroglyphes signes mystérieux de l'écriture égyptienne  dont on ne connait pas la signification .Il ne sait pas encore qu'il leur consacrera sa vie.

En juillet son frère, part à Grenoble.

En novembre il rentre à l’école ou il n’a pas la bosse des mathématiques et paradoxalement beaucoup de difficultés en orthographe.

1800 Jean-François, qui n'a pas encore dix ans, s'applique à lire Virgile et Homère dans le texte !

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Maison natale à Figeac transformée en musée de nos jours

Les Etudes

1801, Jean-François quitte sa ville natale pour s'installer chez son frère à Grenoble. Il commence par y rattraper son retard scolaire. Il a 11 ans, Il s'initie dans la solitude aux antiques civilisations de l'Orient et maîtrise bientôt l'hébreu, le chaldéen, le syriaque, l'éthiopien et l'arabe.

1803 A Grenoble, Champollion n'eut d'abord pour maître que ce frère très dévoué, mais bientôt, en subissant, avec éclat, devant les commissaires Villars et Lefèvre-Gineau, les examens de concours, il obtint une bourse au lycée de Grenoble que venait d'organiser le gouvernement impérial dans l'ancien collège des Jésuites. Il avait alors treize ans. Ce fut dans cet établissement qu'il acheva en deux ans ses études classiques.

Le jeune pensionnaire voyait souvent son aîné, le dimanche et le jeudi. Mais l'affection, l'activité intellectuelle, nécessitaient un échange de vues plus fréquent encore entre les deux frères : presque quotidiennement, le tambour du lycée apportait chez l'aîné quelques lignes du cadet. Ces billets de Champollion enfant, son frère les a religieusement conservés.

Champollion collégien s'exprime en français, plus rarement en latin. Il écrit presque toujours lisiblement, nettement. S'il est un mot qu'il paraphe quelquefois d'ornements historiés, c'est sa signature. Le papier du temps est épais, solide, grumeleux, il diffère par le format et par le grain de nos légères feuilles modernes. Il n'y a pas d'enveloppes : on écrivait alors le nom du destinataire, au verso même de la lettre, pliée pour recevoir l'adresse. La date manque presque toujours. Chaque billet commence par ces mots : Mon très cher frère; et se termine affectueusement par ceux-ci : Adieu : je t'embrasse: ou Je t'embrasse de tout mon cœur.

La signature s'annonce ainsi : ton frère obéissant, ou ton très humble très obéissant et très respectueux frère. A noter enfin que l'orthographe est parfois défectueuse. L'enfant en a conscience :

« J'ai eu du malheur à cette composition. Je n'ai pas bougé pas plus qu'un rocher. Ce n'est pas les fautes que j'ai faites à ma version. Je n'ai fait aucun contresens : mais c'est des fautes d'orthographe. J'en ai eu sept : voilà pourquoi je n'ai pas eu ma bonne place. Sans cela!... Je te prie de demander à M. Lacroix si ce que je dis n'est pas vrai. »

Les lettres de l'enfant manifestent encore une timidité, une modestie, une méfiance de soi-même que plus tard les contemporains déclarèrent singulièrement attrayante chez le grand homme. Au lendemain d'une sortie, il écrivit à son frère :

« J'eus tort hier au soir, je le sens bien maintenant, de ne pas saluer M. Chalvet en partant; mais je t'avoue que, lorsque je le fais, j'ai un air le plus gauche du monde. Je n'aime pas à parler aux personnes un peu âgées. J'ai pour cela une timidité et une honte qui me retient et à laquelle je ne comprends rien. Que ferai-je? »

C'est à Grenoble qu'à lieu sa rencontre avec l'Égypte ancienne. Jean-François se rend souvent chez un proche de son frère Joseph Fourier, préfet de l'Isère. Ancien participant à l'expédition de Bonaparte en Egypte, Il a ramené des rives du Nil une collection d'objets qui éblouissent et fascinent l'adolescent. Il a sûrement contribué de façon indirecte à l'essor d'une passion grandissante pour l'Egyptologie chez Jean-François.

1804, il rentre au lycée impérial de Grenoble, tout nouvellement ouvert. Il y reste trois ans pendant lesquels il s'intéresse de près à la grammaire chinoise et éthiopienne.

1805 A quinze ans, il écrit à ses parents : "Je veux faire de l'antique nation égyptienne une étude approfondie et continuelle".

1807   Ayant obtenue une bourse pour étudier, entre autres le copte et l’amharique, il arrive dans la capitale le 13 septembre, après 70 heures de voyage en diligence. Malgré sa bourse ses ressources ne sont pas suffisantes, Il vit chichement, son frère doit lui payer sa chambre et sa nourriture.

Il suit les cours d’arabe et d’hébreux au Collège de France, Il assiste aussi à ceux de l’École des langues orientales dans les mêmes matières, et fréquente la Bibliothèque impériale. Il est si doué qu’en décembre, un homme arabe le prend pour un compatriote.

Il se lie avec Dom Raphaël de Monachis qui lui fait connaître un prêtre égyptien, Geha Cheftitchi, qui lui apprend le copte qu'il finit par maîtriser parfaitement. L’intime conviction, que le copte était la clé de l’égyptien hiéroglyphique lui fait écrire dans une lettre à son frère :

« Je me livre entièrement au copte. Je veux savoir l’égyptien comme mon français parce que sur cette langue sera basé mon grand travail sur les papyrus égyptiens. »

A la Bibliothèque impériale. Champollion déchiffre les vieux manuscrits coptes que Bonaparte avait ramenés de l'expédition française.

1808Alexandre Lenoir vient de publier un déchiffrement complet des hiéroglyphes égyptiens. Bien que cette publication soit fantasque, cela décide Champollion à consacrer une partie de ses études au déchiffrement des hiéroglyphes.

Il arrive, grâce à l’abbé de Tersan, un collectionneur, à obtenir une copie de la pierre de Rosette, mais préfère étudier d’abord des papyrus en écritures cursives. Il découvre en le principe de ligatures (regroupement) des signes. Il postule alors, sur des analogies avec l'un des dialectes coptes, l'absence de voyelles dans l'écriture égyptienne et obtient le 15 août 1808, il en tire ses premières conclusions : 1° tous les papyrus appartiennent à un même système d’écriture j’ai la valeur de toutes les lettres par l’inscription de Rosette, elles sont absolument les mêmes j’ai déchiffré le commencement du papyrus gravé dans Denon, qui en copte veut dire mot pour mot :

« Dis : repose en paix, ô Égyptien, remplis ta dernière destination, échappe aux Ténèbres du tombeau et de la mort. »

1809 Las de la vie parisienne qui ne le motive guère, Jean-François retourne à Grenoble. Son travail acharné est récompensé : à dix-neuf ans, Champollion est nommé professeur d'histoire ancienne à la faculté des Lettres de Grenoble. L'année suivante, son mémoire l'Écriture des Égyptiens soutient l'hypothèse selon laquelle le copte serait une forme moderne de l'écriture hiéroglyphique. Il est en effet persuadé d'y trouver la clef du déchiffrement des hiéroglyphes : le copte, langue liturgique des chrétiens d'Egypte ne serait autre que la langue écrite des anciens égyptiens.

Au printemps, il rédige une grammaire copte et étudie le texte démotique de la pierre de Rosette. Il fait « table rase » des précédentes tentatives de déchiffrement des hiéroglyphes. Pour lui les explications des membres de la Commission d’Égypte ne sont que de l’eau de boudin.

Il se lance dans de grandes diatribes contre les autres chercheurs : « Tout ce qu’ont dit les Kircher, Jablonski, Warburton sur les obélisques, ne sert qu’à y prouver qu’ils n’y entendent rien.

1810 Avec son frère Jacques-Joseph il se consacrent à la bibliothèque et aux Annales du département de l’Isère, où Jean-François publie des articles sur l’Antiquité5. Ils sont des familiers du préfet Joseph Fourier et ils animent les soirées de l’hôtel de Lesdiguières au côté des grands grenoblois. Il continue ses travaux égyptologiques, aidé par l’abbé Claude-Marie Gattel qui fut le premier à soutenir, en 1801, que les hiéroglyphes possèdent un « alphabet .

1811 le 1er mars il publie la préface de son ouvrage l’Égypte sous les pharaons pour contrer Étienne Quatremère qui remporte un grand succès.

1812 Après avoir compté le nombre de signes sur la pierre de Rosette (486 mots grecs pour 1519 hiéroglyphes), il émet l'idée que les signes peuvent être des idéogrammes (exprimant une idée) et des phonogrammes (exprimant un son).

Il établit une chronologie des écritures, les cursives (hiératique et démotique) étant une version simplifiée et postérieure aux hiéroglyphes. Il découvre aussi que les vases canopes servent à conserver les viscères en découvrant un morceau momifié dans un des vases canopes de la bibliothèque de Grenoble56. Il en déduit aussi que si les vases ont des têtes d’animaux, ils sont donc liés au jugement des âmes.

Période troublée

1814 Jacques-Joseph et Jean-François apparaissent comme des privilégiés du régime en place de par leurs relations, une situation embarrassante lors de la première abdication de l’Empereur à Fontainebleau (le 4 avril 1814). Champollion, à qui a été confiée une chaire d’histoire, vient juste de publier les deux tomes de L’Égypte sous les pharaons. Suspects, à juste titre, de sympathies bonapartistes affichées, les deux frères conservent néanmoins leurs postes grâce au revirement opportuniste de Jacques-Joseph qui, craignant des représailles, se rallie à la dynastie des Bourbons.

1815 Nouvelle volte-face fatale quelques mois plus tard . L’Empereur revenu de l’île d’Elbe, le 26 février 1815, Jacques-Joseph négocie la réconciliation entre Fourier et Napoléon. Après Waterloo, le jeune Champollion est touché par les excès de zèle politique et les imprudences de son frère.

1816 Au cours de la Terreur blanche, qui s’ensuit à Grenoble, ils sont arrêtés puis expulsés en mars et assignés à résidence à Figeac pendant dix-huit mois, jusqu’en avril 1817. Après d’excellents rapports du préfet du Lot sur le comportement des deux frères, qui ont mené une intéressante expérience pédagogique, l’assignation prend fin. Cependant, pendant que son frère prend la direction de Paris, Champollion reste à Figeac où il travaille au remaniement de son dictionnaire et de sa grammaire coptes, deux travaux d’envergure qui connaîtront bien des tribulations, en sorte que le copte, dans les œuvres de Champollion, fait figure d’oublié alors qu’il est sous-jacent à toute sa démarche.

1818Grenoble : Le 18 juin, il réintègre sa fonction de bibliothécaire et communique le 24 juillet son mémoire sur Quelques hiéroglyphes de la Pierre de Rosette. Le 30 décembre Il épouse Rose Blanc qu’il aimait depuis longtemps malgré l’opposition de son frère.

1821 Grenoble : Le 20 mars, il prend part à une insurrection à où il aurait remplacé le drapeau blanc du fort Rabot par un drapeau tricolore (?). Grâce à ses relations, il évite la cour martiale. En juin, Il est jugé et acquitte par le tribunal de Grenoble. Mais il perd son poste de bibliothécaire. Grenoble le 11 juillet il quitte Grenoble et s'installe à nouveau à Paris.

Paris : il présente son Mémoire sur l'écriture hiératique. Il y montre que le hiératique (texte religieux retrouvé sur les papyrus) est en fait une simplification des hiéroglyphes, et étroitement lié au démotique (langue populaire). Les trois écritures représentent donc trois façons différentes de représenter la même pensée : la recherche d'homophonies au sein des textes prend donc ici tout son sens.

 

CHAMP0   La découverte de la pierre de Rosette

Lorsque parvient l’annonce de la découverte, par le capitaine François Bouchard de la pierre de Rosette dans les fossés du fort d’Aboukir, une perspective nouvelle se dessine pour la communauté savante, dont les deux frères. La « pierre », reproduit le décret trilingue de Memphis, rédigé sous le règne de Ptolémée V Épiphane, le 27 mars 196 avant notre ère. Le décret est écrit en hiéroglyphes, en démotique, et en grec. Cette découverte est celle que le monde savant attend depuis environ soixante-dix ans, après que Bernard de Montfaucon en 1724 a signalé la nécessité, d’un document bilingue pour découvrir des inscriptions d’ancien Égyptien»

 

Le Déchiffrement

1821L’avancement de ces travaux n’est pas linéaire, progressif, mais en dents de scie avec une alternance de progrès, et de revirements .En août 1821 il établit une chronologie des écritures : hiéroglyphes, hiératique et démotique. L’examen de plusieurs exemplaires du Livre des Morts, écrits dans ces différentes écritures, lui permet d’étayer quelles sont étroitement liées. Il dresse des tables de correspondance entre les signes hiéroglyphiques, hiératiques et démotiques de sorte que sans même avoir déchiffré la langue, il est capable de la lire formellement, quel que soit son mode graphique. Lentement l’obscurité commence à se disperser. En décembre, Il démontre d’après la pierre de Rosette que le nombre des hiéroglyphes (1419) excède celui des mots grecs du texte (486), ce qui l’amène à déduire que chaque hiéroglyphe ne peut représenter une idée et que chaque hiéroglyphe ne peut pour autant correspondre à un son.

1822.  

Le zodiaque de Dendérah Jean-François Champollion ne s’intéresse pas vraiment à ce zodiaque. Il indique seulement que, selon certains hiéroglyphes trouvés sur les murs du temple, le zodiaque daterait de l'époque romaine, vers le 2em siècle de notre ère. Il contredit Jean-Baptiste Biot, qui le date de -716 et d'autres savants qui n'hésitent pas à remonter à plusieurs milliers d'années. Ces datations posent un gros problème au Vatican qui fixe la création du Monde à l'an -3259 selon la bible. Champollion confirme la date 2em siècle de notre ère qu’un archéologue d'origine italienne, avait également trouvé. De fait, Champollion est félicité par le pape Léon XII à qui il rend visite et qui lui propose le chapeau de cardinal, mais Champollion refuse pour ne pas être exclu du milieu égyptologique. Le pape sollicite alors le roi de France pour qu'il obtienne la légion d'honneur.

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                                                      Zodiaque                                                                   Statue de Champollion par Bartholdi, cour du Collège de France

Mars il reconnaît l’existence de trois hiéroglyphes communs (L, O, P) aux noms de Ptolmis* et de Cléopâtre*,Cette découverte lui permet d’établir que les noms grecs des rois écrits en hiéroglyphes sont des transcriptions phonétiques.

Ptolmis* A partir de la pierre de Rosette, il avait attribué à 7 hiéroglyphes la valeur des 7 lettres du nom copte « PTOLMIS ».

Cléopâtre* une étude basée sur une lithographie de l’obélisque bilingue (hiéroglyphes et grec) l’aiguille de Cléopâtre comportant son cartouche, il put donc comparer «PTOLMIS» avec « KLEOPATRA » : il traduit 12 hiéroglyphes ; si les hiéroglyphes P, O et L sont communs aux deux noms, ce n’est pas le cas du T, donc pour une même phonétique il y a plusieurs hiéroglyphes possibles.

Le secret dévoilé

 

Le 14 septembre jaillit l’étincelle dont découlera l’illumination. À cette date, il examine des copies de cartouches royaux d’Abou Simbel et d’Amada il déchiffre «RAMSÈS» et «THOUTMÈS»: des phonétiques sont associées à des idéogrammes : Chateaubriand rapporte cet instant capital de l'histoire de l'Égypte : "Champollion a déchiffré les hiéroglyphes qui semblaient être un sceau mis sur les lèvres du désert". Fou de joie, l'inventeur se précipite hors de son cabinet de travail pour annoncer sa découverte, il se rend à la bibliothèque de l’Institut Royal où il s’exclame : « je tiens mon affaire ! ». L’épuisement, conjugué à l'excitation du moment, le plonge dans un coma qui se prolongera cinq jours.

 

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Page manuscrite d'un cahier de Champolion

Le 27 septembre Il lit devant l’Académie Royale des Inscriptions et Belles Lettres son exposé relatif à l’alphabet des hiéroglyphes phonétiques employés par les Egyptiens .Cet exposé, symboliquement considéré comme l’acte de naissance de l’égyptologie, ne porte en fait que sur une partie restreinte de ses résultats. C’est un véritable triomphe auquel Thomas Young, invité, assiste.

1824, il passe plusieurs mois à Turin, où le roi vient d'acquérir la collection égyptienne de l'aventurier Bernardino Drovetti, ex-consul de France en Alexandrie ; il est chargé d'en établir le catalogue. Le 1er mars 1824, sa fille Zoraïde naît à Grenoble.

1826 Il est nommé en conservateur chargé des collections égyptiennes au musée du Louvre. Il convainc le roi Charles X d'acheter la collection d'Henry Salt, consul britannique en Égypte, puis fait d'autres acquisitions majeures, dont la plus célèbre est celle de l'obélisque de Louxor, qui est couché en août 1834 sur le quai au début du Cours-la-Reine et dressé à Paris, place de la Concorde, le 25 octobre 1836.

1828, Champollion réalise son rêve : il s'apprête à partir pour l'Égypte à la tête d'une équipe de quatorze savants français et toscans. Pendant quinze mois, et malgré la goutte qui le cloue fréquemment au lit, l'égyptologue sillonne le pays depuis le delta jusqu'à la deuxième cataracte, visitant tous les sites archéologiques recensés.

S'habillant à l'égyptienne, portant turban et babouches, se laissant pousser la barbe, Champollion se mêle à la vie du peuple héritier de la civilisation qu'il chérit tant et évoque l'Europe comme un continent de "Lilliputiens". Mais c'est en adoptant les coutumes égyptiennes et en se désaltérant de l'eau du Nil que Champollion contracte sans doute les maux qui vont précipiter sa fin. Le travail cyclopéen accompli en Égypte aboutit à la publication de Monuments de l'Égypte et de la Nubie, des Notices descriptives, des magnifiques Lettres écrites d'Égypte et de Nubie et surtout d'une Grammaire et d'un Dictionnaire qui ne seront publiés qu'après sa mort.

1829, De retour en France en décembre il doit subir une quarantaine à Toulon dans un lazaret humide et glacé, ce qui aggrave sa goutte, sa tuberculose et probablement une bilharziose contractée en Égypte. Il est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres après la chute de Charles X, et obtient la chaire d'Antiquité égyptienne au Collège de France.

1830- 1832 Champollion rejoint Paris en passant par le sud-ouest. Il est nommé professeur de paléographie à l’école des Chartes et membre de l’Académie Royale des Inscriptions et Belles Lettres. Il rencontre une dernière fois Joseph Fourier qui mourra le lendemain. L’ordonnance du 12 mai crée sa chaire d’archéologie au Collège de France,. Le 10 mai il y donne sa première leçon. Il passe quelques mois à Figeac afin de rétablir sa santé. Le 13 décembre1831 il est victime d’une attaque alors qu’il donne seulement sa sixième leçon au Collège de France. Il ne quittera plus sa chambre. Le 4 mars 1832 il meurt d’une phtisie. A sa demande il est enterré au cimetière du Père Lachaise à côté de la tombe de Joseph Fourier.

 

 VIDEO   en 2 parties de 44mn qui reviennent sur les grandes heures de la vie de Champollion.

Biographie

 

Léon de la Brière,  Champollion inconnu lettres inédites Plon, 1897

H. HARTLEBEN Lettres de Champollion le Jeune Tome1 1909

H. HARTLEBEN Lettres de Champollion le Jeune Tome2 1909

 

 

 

 

 

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