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DAVID ROBERTS

 

 

Il est né le 24 octobre 1796 à Stockbridge, dans la banlieue d’Édimbourg. Son père était cordonnier, arrêtant ses études à 14 ans il entre comme apprenti dans une entreprise de peinture en bâtiment à Édimbourg. Il avait montré des dispositions pour le dessin et cette entreprise restaurait des habitations, un château et un monastère. La mode des faux lambris, et des faux marbres lui donnent l’occasion d’apprendre de nombreuses techniques. Une part de décoration entrait dans cet apprentissage. Le soir, deux fois par semaine, il va prendre des cours de dessin, à l’Académie des Beaux-Arts d’Édimbourg.

David Roberts  en 1843

Lors d’une visite des coulisses du Théâtre Royal d’Édimbourg il aperçoit les décors d’une pièce qui représente Bagdad et ses minarets. Il est fasciné et décide de devenir décorateur de théâtre. En 1816, il a vingt ans et il est engagé par une troupe théâtrale itinérante. Il fait ses premiers décors. Deux ans plus tard il obtient des commandes de décors pour le Théâtre National d’Édimbourg.

Son travail commence à être connu et apprécié. En 1824, il rencontre Charles Dickens qui le prend en sympathie et l’introduit dans le monde. Il fait la connaissance de William Turner qui lui conseille de voyager : « c’est à l’étranger qu’on apprend la peinture ». La peinture l’attire et il commence ses voyages.

En 1832, l’Espagne mauresque et Tanger l’émerveillent. À son retour il fait exécuter par Louis Hague, des lithographies d’après ses croquis et aquarelles qui auront beaucoup de succès en Angleterre. Les 1200 exemplaires de « Picturesque sketches in Spain «  sont vendus en deux mois.

Il prépare alors son grand voyage en Terre Sainte et en Égypte.

Il quitte Londres en août 1838, traverse la France, embarque à Marseille et parvient à Alexandrie, après une escale à Malte le 24 septembre. Il se rend immédiatement au Caire et il loue un bateau avec douze hommes d’équipage pour remonter le Nil. Il parvient à l’extrême Sud de son voyage, à Abou Simbel, en Nubie le 8 novembre. À l’aller comme au retour il fait une grande quantité de dessins et d’aquarelles des grands sites égyptiens. La grande surprise vient de la taille gigantesque des monuments. Il ne manque pas de dessiner des personnages devant pour montrer l'échelle. Il note dans son journal « Nous sommes un peuple de nains visitant une nation de géants ».


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