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ALEXANDRIE  Aout 1838

Roberts quitte Londres pour le Proche-Orient en Août 1838. À la fin de Septembre, il arrivé à Alexandrie. Là, il rencontre le consul, Robert Thornburn, bien connu des voyageurs britanniques de l'époque en raison de sa serviabilité hors pair.

phoca thumb s DR01   EN VUE D'ALEXANDRIE     phoca thumb s DR02   ENTRETIEN AVEC MEHEMET ALI

David Roberts : A Alexandrie, le 12 mai 1839, J'ai reçu  une invitation à déjeuner de la part du colonel Campbell  et plus tard à l'accompagner à une interview avec le pacha, prévue ce jour-là.

Notre visite a commencé à  l'Arsenal, où Méhémet-Ali était prêt à nous recevoir. Après avoir croisés de nombreux gardes, on nous a conduits dans la salle d'audience. De  la fenêtre, on avait vue magnifique sur le port. La flotte, composée d'environ vingt vaisseaux de ligne,  l'Arsenal, les chantiers navals, s’étendaient devant nous, une scène magnifique.

La chambre était spacieuse et bondé d'officiers en uniformes riches, beaucoup d'entre eux portent des décorations. Le pacha était en costume simple, sans aucune marque de distinction sur lui

phoca thumb s DR03   COLONNE DE POMPEE    phoca thumb s DR04     AIGUILLE DE CLEOPATRE

l'une des Aiguilles de Cléopâtre à Alexandrie, dessin de 1798

LE CAIRE 30-Septembre 1938

Le 27-Septembre, Roberts part au Caire, où il arrive le 30-Septembre. Armé de lettres d'introduction pour les diplomates britanniques et les fonctionnaires égyptiens, Roberts fait loue un petit bateau et un équipage pour remonter le Nil. Pour débarrasser son bateau des rats, il le submerge pendant une nuit entière, puis le fait nettoyer.

Après avoir chargés  provisions et fournitures de dessin à bord, lui et son équipage de huit personnes il commence le 6 octobre son voyage sur le Nil.  Son plan est de terminer son voyage en amont du fleuve le plus rapidement possible, de faire des mesures de base et les observations des monuments ou il doit aller. Puis avec les connaissances acquises de faire l'essentiel de  ses esquisses en descendent le fleuve.

En remontant le Nil, Roberts a été rejoint par un ami le capitaine Nelly, qui lui servit d'interprète, et par un autre bateau loué par un touriste nommé Vanderhost.

Le 1er Novembre 1838, Roberts  atteint sa destination : le grand temple d'Abou Simbel

 

ABOU SIMBEL 1er Novembre 1938

La première découverte du Grand Temple a été faite par le célèbreBurckhardt à son retour de Mahas, après une tentative inefficace pour atteindre Dongola au printemps de 1813. Arrivé sur le site d'Abou-Simbel, Il avait visité le Temple d'Isis et  s'apprêtait à monter le versant sablonneux par lequel il  était venu, quand il  changea d’avis pour aller plus au Sud.

A 200 mètres  du Temple d’Isis, dans une cavité profonde creusée dans la montagne, presque entièrement enterrés sous le sable il découvrit quatre statues colossales immenses, découpées dans la roche. La tête entière et la partie de la poitrine et les bras de l'une des statues  émergeaient  du sable

En 1816, Belzoni remonta  le Nil en Nubie, dans l'intention de désensabler  le Grand Temple d'Abou-Simbel. Les chefs des tribus indigènes locales dressèrent  de nombreux obstacles sur son chemin, demandant  en particulier toujours plus d’argent pour leurs aides. Faute de ressources suffisantes, il fut obligé de renoncer. Ce fut la première fois que les indigènes apprirent l’utilisation de l’argent pour leur travail

phoca thumb s DR05 LES TEMPLES VUS DU NIL    phoca thumb s DR06  FACADE DU GRAND TEMPLE  phoca thumb s DR07   ENTRÉE DU GRAND TEMPLE

phoca thumb s DR08 COLOSSES DEVANT LE GRAND TEMPLE      phoca thumb s DR09   LE SANCTUAIRE DU GRAND TEMPLE   phoca thumb s DR10     INTÉRIEUR DU GRAND TEMPLE

A cette époque la plupart des temples du Nil, laissé sans surveillance pendant des centaines d'années, ont été en partie enfouis dans les sables. Bien qu'ils aient été entièrement fouillés depuis longtemps, c’est cette atmosphère de ruine mystérieuse représenté dans les dessins de Roberts qui apporte ce côté romantique  à ses œuvres

Bien que les emplacements sont en grande partie reproduit avec précision, Roberts n'a pas hésité à mettre son expérience théâtrale à la bonne utilisation, embellir un détail ici et déplacer un rocher ou un mur là quand l'atmosphère de l'œuvre serait bénéfique.

Abou Simbel - Philae  novembre 1938

 Roberts fausse compagnie à ses compagnons qui  continuent leur voyage, en amont du fleuve. Il descend le Nil en prenant son temps et commence ses esquisses de la population locale ainsi que des monuments.

IBRIM    phoca thumb s DR11   EN VUE DE LA FORTERESSE D'IBRIM    phoca thumb s DR12 LA FORTERESSE D'IBRIM  phoca thumb s DR13 ROUE PERSANNE

AMADA     phoca thumb s DR14  TEMPLE D'AMON    SEBOUA   phoca thumb s DR15 EN VUE DU TEMPLE D'OUADI SEBOUA  phoca thumb s DR16   COLOSSE DEVANT LE TEMPLE

KORTI   phoca thumb s DR17  NUBIAN WOMEN AT KORTI
Roberts était à certains égards, un voyageur étonnamment large d'esprit. L'esclavage était encore fréquent en Egypte et Roberts en était consterné. Il était respectueux des indigènes et de leurs coutumes, et veillait contrairement aux habitudes de la plupart des voyageurs occidentaux de l'époque à ne pas détériorer ou enlever des parties des monuments qu'il a visités.

Journal de Roberts : Les  nubiennes ont les traits sombres qui font ressortir leurs belles dents blanches lorsqu’elles sourient. À l'exception d'une ceinture ou d’un tablier, de courroies de cuir, décorées de coquillages, les jeunes femmes vont entièrement nues : leurs formes sont belles, Le fait de transporter des pots d'eau  avec élégance sur leur tête   donne une grâce et une dignité à leurs attitudes. Quand elles se marient, elles portent une robe blanche en coton grossier. Leur coiffure  ressemble à celle des anciens Égyptiens, qui a un nombre infini de tresses, décorés de coquillages

Korti

phoca thumb s DR18ESCLAVES ABYSSINIENS A KORTI

Ces esclaves destinés au marché du Caire ont été observés  par M. Roberts alors  qu’ils avaient été débarqués pour se reposer et se rafraîchir.

La fille au premier plan frotte du maïs entre deux pierres, pour ensuite soit en faire du pain, ou le tremper dans l'eau comme le gruau, et le boire. M. Roberts nous dit : Ce groupe était composé de garçons et de jeunes femmes, quelques-uns semblaient être malades, deux étaient couchés à part et mal en point. La vue était très mélancolique. Les marchands d'esclaves étaient des Nubiens de bonne mine, sauf un, brutal dans ses manières et d'apparence.  Je l'ai vu, ivre, un vice rare  dans ce pays.

Les femmes esclaves d'Abyssinie étaient prisées en Egypte pour leurs douceurs et leurs intelligences, Elles ont des yeux magnifiques et de belles  tresses noires.  Leur teint est brun clair.  Les esclaves souffrent beaucoup de la traversée du désert et de leur voyage sur le Nil, mais, une fois vendus et mis en place, ils sont vêtus et nourris, et traités avec soin et bienveillance.

DAKKA    phoca thumb s DR19TEMPLE DE DAKKA  phoca thumb s DR19AT EMPLE DE MAHARRAKA   GERF HUSSEIN     phoca thumb s DR20 TEMPLE DE PATH

dendour

 

DENDOUR   phoca thumb s DR21TEMPLE DE DENDOUR      TAFA phoca thumb s DR22TEMPLE DE TAFA    KALABSHA  phoca thumb s DR23TEMPLE DE KALABSHA

KERTASSI    phoca thumb s DR24 NUBIENS A KERTASSI phoca thumb s DR25 KIOSQUE DE KERTASSI   phoca thumb s DR26 VUE GENERALE

OUADI DEBOD     phoca thumb s DR27TEMPLE D'OUADI DEBOD8phoca thumb s DR28 CROCODILES A OUADI DEBOD 

 

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