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David Roberts

DE  PHILAE  A  KARNAK

L

 

En 1838 la plupart des temples le long du Nil avait été récemment libérés de leurs manteaux de sable. L’utilisation intensive de couleurs peintes sur la pierre était encore très courante, à Philae en particulier. Elle a disparu de nos jours. Quand le premier barrage d'Assouan au début des années 1900, a été construit, Philae fut  inondé une grande partie de l'année .Cela accéléra l'effacement de ses couleurs.  Les Dessins de Roberts faits quand les couleurs étaient vives, sont maintenant des outils de référence d’un héritage en partie perdu.

 

Philaé du 17  au 19 novembre 1838

phoca thumb s DR29 PHILAE AU COUCHER DU SOLEIL  phoca thumb s DR30   VUE GENERALE DE PHILAE  phoca thumb s DR31 VERS LE BAS DU NIL

Après avoir franchi  les tourments et dangers de la cataracte, le voyageur qui remonte le fleuve  est émerveillé à la vue de  cette charmante île que rien ne peut dépasser en beauté. Les formes pittoresques de ses temples sa situation romantique, la désolation sauvage de ses énormes rochers le ravissent. S’il a la chance de la voir au coucher du soleil sous la flambée des derniers rayons de Râ, alors l’émotion le submerge

Dans cette perspective, les masses de granit sont couverts d'inscriptions sculptées, le beau temple hypæthral, et l’obélisque, une partie de la cour cloîtrée,  domine la scène. Ce côté est le port habituel   des bateaux de voyageurs, on y voit le plus grand nombre  des roches  granitiques. La verdure rafraîchissante des palmiers et des sycomores contraste avec les sables arides et brûlants. Cela donne un air de magie à cet endroit, choisi pour le repos éternel d’Osiris

Cette île est maintenant dans la misère des habitants résidents. Les vestiges de huttes arabes profaner les tribunaux, des cavités, et même des sommets des temples. Philae n’est plus depuis longtemps les Nubiens qui y s’y trouvaient été expulsés par ordre de leurs gouverneurs

phoca thumb s DR32   LE GRAND TEMPLE  phoca thumb s DR33  KIOSQUE DE TRAJAN  phoca thumb s DR34  SALLE HYPOSTYLE

phoca thumb s DR35   AU BAS DU PORTIQUE  phoca thumb s DR36  ILOT DE BIGGEH  phoca thumb s DR37  ASSOUAN

ASSOUAN 20 novembre 1838

Porte de l'Afrique noire elle donna naissance à un commerce prospère sur la route des caravanes et fut appelée  Souenet  (qui signifie négoce) Sa prospérité venait également  du Nil  qui  lui fournissait, ses sédiments, son poisson, avant que le barrage d'Assouan ne perturbe l'écologie du fleuve. Une autre de ses ressources fut dès l’Antiquité l’exploitation des carrières de granit qui ne  pouvait être transporté par le Nil

KOM OMBO

phoca thumb s DR38  KOM OMBO Situés à une quarantaine de kilomètres au nord d'Assouan, les vestiges du temple de Kom Ombo dominent, du haut d'une petite colline, une boucle du Nil, à la manière d'une acropole. Le site fut choisi en fonction de son intérêt stratégique ; la colline dominait à la fois le Nil ainsi que l'accès aux importantes mines d'or de la Nubie.

phoca thumb s DR39  TEMPLE DE KOM OMBO Ce temple a été bâti à l'époque ptolémaïque et romaine sur des édifices religieux datant du règne d'Aménophis Ier et de Thoutmosis III. Plus de mille ans plus tard, le temple sera reconstruit à l'époque de Ptolémée VI. Il fut ensuite entouré d'une enceinte de briques crues qui s'ouvrait à l'extérieur, par une porte monumentale, construite par Ptolémée XIII

phoca thumb s DR40 SALLE HYPOSTYLE Salle hypostyle dont la façade est décorée au nom de Ptolémée XII Néos Dionysos, entouré de Thot et d'Horus dans une scène de purification.  À l'intérieur, un plafond orné de représentations cosmographiques est soutenu par deux rangées de cinq colonnes lotiformes.

 

Silsilis Hadjar, ou le rocher de la chaîne  .phoca thumb s DR41

Non loin de Kom Ombo sur la rive droite du Nil, une gorge profonde gardait autrefois le fort de Silsilis. Ramsès Il y érigea un temple ou était vénéré le crocodile. Les carrières de grès de Silsilis ont fourni les blocs employés dans la plupart des grandes œuvres du Thèbes  - Près du rivage, une façade taillé dans la masse du rocher était percé de portes qui servaient en embarquer sur le Nil les blocs de pierres. Elle était décorée de petits portiques construit dans la masse et sculptés avec soin. A sa gauche en haut des falaises se trouvait un rocher en forme de champignon qui servait de repère pour l’exploitation de la carrière – Le nom de Hadjar Silsilis, est tiré d’une légende disant que cet endroit était gardé par une chaîne traversant le fleuve, mais cela est très improbable

 

HADJAR

DE BUSSIERE HADJAR SILSILIS LITHOGRAPHIE 1829

EDFOU

phoca thumb s DR42    phoca thumb s DR43  TEMPLE D’EDFOU Les membres de l'expédition d'Égypte, en 1798, constatèrent que des fellahs avaient construit leurs demeures autour du temple et même... sur le toit ! Edfou était alors une sorte de forteresse permettant de s'abriter lors des raids des pillards venant du désert. Et ce n'est qu'en 1860 que le Français Mariette commença à désensabler Edfou dont la grande salle à colonnes avait été comblée jusqu'à la hauteur des chapiteaux.

ESNA 

phoca thumb s DR44   Les textes de la salle à colonnes d'Esna ont pour fonction de révéler les mystères de la création du monde ; dans cet édifice massif, peu accueillant, peu spectaculaire, il a été possible de déchiffrer, non sans difficulté, quelques-uns des écrits hiéroglyphiques les plus essentiels et les plus profonds. Grâce au travail d'un égyptologue français, Serge Sauneron, mort prématurément dans un accident de la circulation en Égypte, on a pu apprécier la profondeur de pensée des initiés égyptiens jusqu'aux derniers souffles de leur civilisation et l'on a pu comprendre comment la terre des pharaons était à la source de l'hermétisme et de l'ésotérisme présents dans le christianisme primitif et au temps des cathédrales.

DEIR EL MEDINET

phoca thumb s DR45  phoca thumb s DR45A   De petite taille  mais très beau, il est situé dans une vallée isolée, juste derrière le temple de Médinet-Habou. Comme son nom l'indique (le couvent de la ville) il a été transformé en monastère chrétien D'époque ptolémaïque, il comporte trois sanctuaires juxtaposés et d'un mammisi. Dans l’un des sanctuaires on trouve une  rare représentation de la pesée du cœur devant Osiris qui devait définir si le défunt était apte ou non à entrer dans le royaume des morts.

 MEDINET ABOU    

phoca thumb s DR46  phoca thumb s DR47   Quand une partie du petit temple de Médineh a été converti en église il existait une grande ville chrétienne entourée de vastes murs et de monticules désormais encombrant et dissimulant  presque les ruines de Médinet-Habou La plaine et le monticule derrière la ville constituent une vaste nécropole creusée de tombes et des chambres funéraires fortes intéressantes et magnifiques. Ces ruines sont sans aucun doute les vestiges de l'un des quatre temples mentionnés par Diodore. Les trois autres étant Karnak, Louxor, et le Ramesseum.

RAMESSEUM

phoca thumb s DR48   Ainsi nommé par Champollion, le « château de millions d'années était  un vaste complexe entouré d'un haut mur d'enceinte. En son centre se trouvait le temple principal Autour on trouvait  les maisons des prêtres, des ateliers, des entrepôts et le palais où résidait Ramsès II lors de sa venue sur le site.

phoca thumb s DR48A   GROUPE AU TEMPLE  D’ AMON  A GOURNA

Le personnage principal est un officier du Pacha rendant visite à une tribu pour écouter leurs doléances. Il est reçu par le Sheikh du village qui se tient près de lui avec son aide. Il va rendre la justice non pas tant sur le fond, mais sur les arguments accompagnés de pots de vin. Le fonctionnaire va tirer  le meilleur des cas se présentant à lui, Sur la gauche, une femme arabe et vêtu de la boorcho, ou voile couvrant le visage, qui cache tout sauf les yeux. Près d’elle, deux  garçons. Le premier portant le costume arabe, d’enfant de basse Égypte, l'autre dans la robe de la classe riche

VALLEE DES ROIS

phoca thumb s DR49  BABAN EL MOLOOK

STATUES OF MEMNON

phoca thumb s DR50   phoca thumb s DR51   Les colosses de Memnon sont les derniers vestiges du gigantesque temple des millions d'années d'Amenhotep III, construit durant la XVIIIe dynastie Ils sont situés au lieudit Kôm el-Hettan.

Le Romain Philostrate raconte : La statue de Memnon en pierre noire est tournée vers l'Orient. Elle  représente Amenhotep III assis sur son trône Les pieds  joints,  les deux mains appuyées sur le trône on dirait qu’il va se lever. A l’aube Lorsque le premier rayon du soleil  éclaira  sa bouche, Memnon parla et sembla se lever devant le soleil pour mieux l'honorer

EStrabon ajoute que selon une légende locale, la statue se met à « chanter » au lever du soleil et témoigne avoir entendu lui-même un bruit analogue à celui que produirait un petit coup sec » mais se montre circonspect quant à son origine. Devenue une véritable curiosité, la statue fut mentionnée par celle qui parle .Ce phénomène fut interprété par les Anciens comme le cri de Memnon, héros de la guerre de Troie, accueillant sa mère

phoca thumb s DR52  RUINES A HERMONTIS

Herment  anciennement Hermonthis, (On du Sud) par opposition à Héliopolis (On du Nord), fut  bien avant Thèbes une ville importante .Elle adorait un taureau sacré appelé Boukhis. Au Nouvel Empire elle devient une  cité satellite de Thèbes dédié au dieu Montou. Ces ruines sont celles de son grand temple. Au premier plan les ruines d'une église chrétienne qui était d'une étendue considérable

Voir  le DIAPORAMA

 

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