Son temple-tombe aménagé à Saqqara alors qu’il n’était que général, n’a été redécouvert qu'en 1975 par Geoffrey Martin. C’est à Saqqara que les grands dignitaires du Nouvel Empire édifièrent leurs mastabas dans une zone occupée des siècles auparavant par celles de l'Ancien Empire. Vers la fin de la 18ème Dynastie les dignitaires de haut rang ayant les moyens financiers importants délaissèrent les mastabas et se firent construire des tombes précédées d’un temple.

Plan

 

Le temple mesure environ 65 m de long et 20 m de largeur. Il est construit le long d'un axe Est-Ouest. Il se composait de deux pylônes, deux cours, deux magasins et de trois chapelles. L’avant cour est suivi d’un 1er pylône de sept mètres de haut. Ses frontons sont anépigraphes et sans décorations. (Celles-ci étant réservées uniquement aux constructions royales).

La Cour Péristyle

La 1ère cour à ciel ouvert comportait 24 colonnes papyriformes, elles supportant le toit des galeries intérieures, aucune n'a été retrouvée intacte. Chacune comportait un relief montrant Horemheb en présence de divinités

Les murs construits en brique de boue avaient un revêtement de calcaire de Tourah. Les parois intérieures étaient décorées de beaux reliefs. Il n’en subsiste que quelques-uns, la plupart se trouvent de nos jours dans les musées européens, certains ont pu être reconstitué et remis à leur places d'origines. Dans le coin nord-ouest de la cour se trouve l'accès au puits funéraire N°1.

 Sur le mur Sud on trouve une scène montrant la fenêtre d'apparition d'un palais royal. Depuis cette fenêtre, le Roi récompensait ses plus fidèles collaborateurs par des cadeaux, ici il distribuait l'or de la récompense à Horemheb. Sur ce relief situé au bas de la fenêtre, on peut voir des Nubiens  en adoration devant le roi. Devant eux, posé sur une table se trouve un vase à tête de taureau.

Sur le mur Ouest, encadrant la porte menant à la salle de la statue se trouvait 2 stèles. La Stèle Sud est une reproduction, l’original est au British Museum. Elle montre Horemheb en adoration devant Ra-Horakhty, Thot et Maat. Elle porte un long texte de 25 lignes énumérant les titres d'Horemheb. La partie supérieure de la Stèle Nord est au Musée de l'Ermitage à Saint Pétersbourg. Horemheb porte sa tenue de fonction ainsi qu’une perruque et des bracelets. Un texte à la gloire du soleil le sépare des dieux Atoum, Osiris et Horakhty. Dans un gestuel de prière, d’adoration, il lève ses bras vers eux

Stèle Sud   Agrandir                                                                      Stèle Nord   Agrandir

 

Sur le mur Nord il ne reste pratiquement plus de reliefs, quelques-uns comportant des scènes de fête et d'un campement militaire sont dans les musées de Berlin et de Bologne.

 

Scène de campement militaire © Paul Hermans

 

 La salle de la statue,

C’est une pièce rectangulaire, autrefois recouverte d'un toit voûté. Des restes de reliefs ont été préservés, en particulier dans l'entrée de la salle

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Sur le mur sud du petit vestibule à l’entrée de la salle, un relief montre prêtre Iounmoutef (reconnaissable à sa mèche de l’enfance et sa peau de panthère)devant la statue d’Horemheb. Il tient un encensoir dans sa main gauche en faisant le rituel d'ouverture de la bouche. Derrière le siège se tient le scribe particulier d'Horemheb

 

La Cour intérieure

Elle construite sur le modèle de la première cour à une échelle réduite. .Une colonne retrouvé intacte a servi de modèle pour la reconstitution des autres. C’est ici que les reliefs représentant les faits d’armes du Général Horemheb sont les mieux conservés.

La tombe

Dans son angle nord-ouest se trouve l’accès d’un complexe souterrain  ou aurait dû être enterré le Général Horemheb et sa première femme Amenia. Devenu roi il accueillera sa Grande Epouse Royale Moutnedjemet. Un puits de 10,25 m de profondeur mène (via une deuxième fosse et un couloir) à la chambre-funéraire d’Amenia. Un passage latéral donne accès à une autre succession de vestibules et d'escaliers, il se termine à 21 m de profondeur par un Hall à pilier. Celui-ci contient à son tour un autre puits de 7 m de profondeur, conduisant à une chambre funéraire inachevée.

Les reliefs

Mur Est coté Sud : Il à conserver une partie de ses reliefs d’origine, d’autres sont exposés au musée de Baltimore.

Derrière de hauts fonctionnaires des files de prisonniers koushites sont gardés par des soldats égyptiens qui curieusement sont représentés plus petits. Parmi eux certains seront choisis pour servir comme esclaves à la cour Toutânkhamon.

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Un soldat égyptien conduit le chef des troupes koushites devant le général Horemheb en le tenant solidement par le bras. Quatre scribes dont l’apparence (Cheveux long, visage efféminé) ne permet pas de déterminer facilement leurs sexes, immortalisent la scène de reddition du général nubien

 Le relief ci dessous, montre un groupe de Nubiens reconnaissable par leurs physiques négroïde. Ces prisonniers de guerre, assis sur le sol dans une position de soumission, sont gardés par trois soldats égyptiens armés de bâton. Un scribe écrit un rapport sur leur présence et sélectionne deux prisonniers comme serviteurs à la cour de Toutânkhamon.

 Mur Sud

 

1  De longues rangées de prisonniers Asiatiques sont menottés, ils sont attachées les uns aux autres par une longue corde passée autour de leurs cous pour être menés en captivité en Egypte. Des femmes et des enfants sont également représentés.

2 La scène se situe probablement dans la cour du palais de Memphis en présence de Toutânkhamon et de son épouse Ankhsenamon. Trois serviteurs présentent 2 colliers shebious et un cône à onguent. Deux autres agenouillés aux pieds de Horemheb lui ont mis au cou de nombreux colliers shebious "l'or de la récompense"composés de deux à trois rangées superposées de lentilles en or.

  Un prêtre Iounmoutef, "pilier de sa mère" divin modèle du prêtre-sem, offre une amphore à vin, des vases garnis de fleurs de lotus à Horemheb. Il est vêtu de sa peau de léopard. Horemheb est assis sur un trône à pattes de lion, il tient dans sa main gauche un spectre, et dans la droite son bâton de commandement. Sous le trône un tabouret décoré de fleurs de lotus porte un magnifique coffret. Derrière se tient le scribe Sementaoui.

 

Mur Ouest côté sud

Des ambassadeurs étrangers sont venus implorer Horemheb pour qu’il transmette leurs doléances à Toutânkhamon. La plupart sont à genoux, un n’a pas hésité à se mettre à plat ventre pour supplier général. Un interprète est représenté à la fois tourné vers les émissaires puis vers Horemheb, à qui il transmet leurs messages.

 

 

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