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 Le rituel du culte divin journalier

Le rituel du culte divin a été retrouve gravé sur les murs du temple est celui de Séti Ier a Abydos la divinité principale est Osiris, le dieu des morts, maitre d'Abydos. D'autres dieux, Horus, Isis, Amon, Ré, Path et  Séti Ier diviniser , sont associés à son culte. Aussi trouve-t-on dans le temple, au lieu d'un seul sanctuaire, sept salles parallèles, portant dans les dédicaces les noms caractéristiques du « Saint des Saints », et consacrées à Osiris et aux six divinités parèdres. La salle du roi a une décoration particulière où sont reproduites les fêtes solennelles du culte royal (naissance divine, renouvellements du couronnement,Sed) plutôt que les rites religieux.               Le saint des saints et les 7 chapelles

Les six chambres sont ornées de trente-six tableaux qui se répètent d'une chambre à l'autre. Les seuls changements sont les noms et des figures des divinités. Ces tableaux sont relatifs aux cérémonies que le roi devait célébrer successivement dans les six chambres.

Le roi se présentait au côté droit de la porte, parcourait la salle dans tout son pourtour, et sortait par le côté gauche. Chemin faisant, il adorait la forme locale du dieu, en récitant, soit devant chacun des trente-six tableaux, soit devant les images et les statues qui devaient exister en nature dans la chambre, les formules de l'un des trente-six chapitres gravés sur les murs.

Les formules et les gestes sont destinés à être dites ou exécutés par le prêtre de service. Théoriquement, ce prêtre est le roi en personne, qui célèbre le culte divin, comme fils et successeur des dieux. Le roi, ne pouvant officier tous ni les jours ni dans tous ses temples simultanément, déléguait ses pouvoirs au grand prêtre de service.

L'objet auquel s'adressait le culte était la statue du dieu ; elle était généralement en bois doré, peint et incrusté de pierreries. Les membres étaient articulés pour les mouvoir (tête, bras, jambes). La statue, de petite taille, était debout, ou souvent assise sur un trône, dans un naos de bois ou de pierre placé au centre du sanctuaire. Les portes du naos étaient fermées, et un sceau d'argile retenait le lien du verrou en dehors des heures d'ouverture. Le naos était souvent remplacé par une barque d'apparat reposant sur un socle. La statue du dieu y était cachée dans la cabine, et on la tirait de l'arche pour les cérémonies)

Le culte de la statue divine comportait des gestes précis dont les tableaux nous donnent le détail, accompagnés de formules appropriées. Le cérémonial réduit à sa plus simple expression comprenait plusieurs parties :

Le prêtre purifiait le sanctuaire et lui-même par des fumigations et des libations.

Il ouvrait le naos, se prosternait devant le dieu; purifiait la statue et la prenait dans ses bras pour lui rendre son âme. Le naos était fermé puis rouvert. Le prêtre présentait des offrandes et l'image symbolique de la déesse Mâat.

Le prêtre faisait la toilette de la statue divine : purifications, vêtements, fards, huiles, parfums, insignes, bijoux.

Après une dernière série de purifications, et avoir apposé le sceau d'argile sur les portes, le prêtre quittait le sanctuaire.

Ces rites sont ceux de chaque jour; ils constituent le service sacré ordinaire sous sa forme la plus simple. Lors des fêtes solennelles le service est plus complexe. Celui qui exécute les rites est «le grand prêtre en son jour », c'est-à-dire le grand prêtre de service. II est seul, car nul, excepté le roi ou ses délégués directs ne peut entrer au sanctuaire des dieux. Le personnel du culte journalier est donc fort réduit : il suffît d'un seul prêtre; aux jours de grandes fêtes, le personnel se multipliait considérablement, ainsi qu'en témoignent les bas-reliefs des processions dans les temples.

Les chapitres 1à 6 décrivent les purifications du sanctuaire, la toute première était L’allumage du feu. Elle s'opérait avant d'arriver aux sanctuaires et avait une grande importance. Ce rite est connu par la formule «battre le feu»signifiant expressément que le feu devait être obtenu par la friction de deux pièces de bois afin qu’il soit entièrement neuf et, pur.Allumer du feu était nécessaire pour y voir clair à l'entrée du Saint des Saints, car il n'était éclairé que par la porte du temple. D'autre part, l'allumage du feu et l'éclairage du sanctuaire était une des cérémonies essentielles du culte; elle assurait la pureté du sanctuaire qui, pour que le culte soit valable, doit être un lieu purifié et consacré

Le prêtre (ouabou) « celui qui est propre et pur »

 Comme son nom l’indique, la propreté matérielle et la pureté morale du prêtre sont indispensables pour faire le service sacré. La plupart des chapitres de ce rituel se terminent par la formule : « Le roi donne l'offrande, car je me suis purifié » qui fait de la pureté de l'officiant une des conditions essentielles du culte. Les purifications du prêtre avaient une importance exceptionnelle dans le culte divin car l'officiant est en même temps le roi. Les ablutions ordinaires ne suffisaient pas, elles n'étaient que le prélude d'un cérémonial compliqué qui avait pour but de donner à la personne du roi-prêtre un caractère divin.

Le Roi prêtre

              1 Purifié                                    2  Couronné                     3  Conduit au sanctuaire              4 Embrassé et allaité par les dieux

 

Bibliographie :  Alexandre Moret: Le rituel du culte divin journalier  1902

 

 

 

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