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Maison al Suhaymi

La maison es Suhaymi (écrit également al-Suhaymi) située en plein cœur du Khan el Khalili, le grand souk du Caire, dans la rue Darb al Asfar, est une somptueuse résidence dotée de très belles pièces de réception et entourée de grands jardins, datant du XVIIe siècle, probablement l'exemple le plus raffiné d'une maison ottomane au Caire.

La plus veille partie de la maison fut construite en 1648 par Abdel Wahab el Tablawy. Elle fut achetée par le Sheikh Ahmed as-Suhaymi en 1796 et agrandie par l'adjonction de maisons adjacentes. Elle a été restaurée en 1997.

L’entrée de la maison, donne sur la cour intérieure de la maison. Au centre se trouve un joli petit jardin garni d’arbustes et de palmiers. En fait la maison ou on peut voir ses nombreuses Mashrabeya brunes a été construite autour tout autour de lui.

Palais et Maisons du Caire, 1983, Editions du Centre National de la Recherche Scientifique

 Les espaces ouverts réservés aux invités (Salamlek) et les espaces privés (Haramlek) sont strictement séparés. Dans les espaces ouverts, un portique appelé Tahtabshu et une terrasse dans le fond de la cour font face au nord ou se trouve le Malqaf. Le tahtabshu est un simple Iwan ouvrant sur la cour où les transactions commerciales se font dans  la matinée). Le maq'ad ou loggia du premier étage (une zone de réception informelle utilisée habituellement dans les soirées), et le Qā’a (la salle de réception officielle). 

La partie Haramlek, comprend un Qā’a, ou salle de réception, ainsi que des appartements privés et d'une salle de bain, elle est situé au-dessus du rez de chaussée et est accessible par un escalier situé dans la cour. Les différentes pièces de l’Haramlek donnent sur ​​la cour au travers des Masrabiyas.

La religion et les traditions familiales ne sont pas les seuls facteurs pour la conception des maisons cairotes. La vraie ingéniosité de leurs conceptions réside dans les aménagements structurels des espaces traditionnels (comme le Qā’a, maq'ad, tahtabshu, etc.)pour réaliser des pièces adaptées aux conditions climatiques.

La cour ouverte par exemple agit comme un régulateur de température et diffuse pendant la journée de l'air frais dans les pièces de la maison qui le conserve durant la nuit.

Au cours de la journée, les pièces qui donnent sur la cour ​​ ont des températures différentes en fonction de leur orientation par rapport au soleil : La loggia (maq'ad) qui fait toujours face au nord pour recevoir sa brise, est la zone de divertissement favorite dans la soirée. Le tahtabshu fournit un coin salon frais le matin;  Le Qā’a est un espace intérieur qui peut être commodément chauffé en hiver. Certaines pièces sont utilisées selon les heures de la journée et des saisons.

Un système de climatisation astucieux

Pour lutter contre la chaleur étouffante les architectes ottomans mirent au point un astucieux système de climatisation dont l’élément principal est le Malqaf. C’est une structure orientée et construite sur ​​le nord au-dessus du bâtiment. Elle capte le vent dominant pour refroidir  l'intérieur du bâtiment. L'air chaud sort par l'ouverture en forme de dôme situé dans le toit de la partie centrale de la Dūrqā’a,

 

Bibliographie

Palais et Maisons du Caire du XIVe au XVIIIe siècle, Manzil de Zaynab Hatun.

Williams, Caroline. Monuments islamiques au Caire: Université américaine du Caire, 1993.

 Bayt al-Suhaymi archnet.org

 


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