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 LE MONDE

LE MONDE 

Pour les Egyptiens le monde est divisé en trois :

-le monde terrestre : La Terre est un disque entouré par les eaux primordiales (le Noun), l'Egypte se trouve au centre des terres Le Nil, la pluie sort du Noun,.Au-delà de l'Egypte, s'étant le désordre, les pays étrangers.

le monde céleste C’est le royaume de Ra le dieu solaire, de  la lune, des étoiles. La déesse Nout penchée sur la terre  forme avec son corps la voûte céleste.Lors de son voyage journalier dans le ciel, Ra le dieu soleil à bord de sa barque, naît le matin à l'horizon oriental et meurt le soir en s'engouffrant dans les montagnes occidentales de Manou. Dans cette vision mythique de la course solaire, Nout la déesse du ciel enfante le soleil au matin et l'avale le soir pour le recevoir en son sein.

 -Le monde souterrain c'est le domaine Osiris, des dieux des ténèbres, des morts.

Chaque jour, le soleil disparaît de l'horizon à l'ouest pour y  entrer. Il y poursuit sa course pour réapparaître le matin à l'Est.

 

Nout

 

 Les sept entités de la personne humaine.

Les sept entités qui composent la personne humaine sont inséparables durant la vie et après la mort. A la mort, les éléments spirituels libérés doivent retrouver la partie charnelle du corps pour qu'ils puissent continuer de vivre. C’est pourquoi la momification est un des passages obligés pour accéder à la vie éternelle.

Le Djet   L’enveloppe charnelle est la composante la plus tangible de l'individu égyptien. Elle doit garder son intégrité après la mort, ce qui explique les rites de la momification. Dans la pensée funéraire, la bonne conservation du corps est primordiale, le devenir post mortem du défunt en dépend. Lors du processus de l'embaumement, dont la durée idéale est de 70 jours, le corps accède à sa forme éternelle, la momie La momification transforme le corps humain corruptible en un corps divin inaltérable il est désigné par le terme Djet. Ce mot désigne à la fois le corps physique d'une personne et la forme corporelle d'un dieu (ses images, ses représentations, ses statues). Le Djet est attaché aux notions de jeunesse et d'éternité, le défunt apparaît alors le plus souvent dans la force de l'âge avant que la vieillesse ne vienne à flétrir son apparence physique.

L’Akh (pl. Akhou) est une force spirituelle de caractère surnaturel, la puissance céleste. n'a pas d'équivalent exact dans la langue C’est l'un des éléments immatériels de la personne, il contribue à la survie dans l'au-delà, il est représenté par un ibis à crête (aigrette) et incarne l'esprit lumineux qui rejoint les dieux. L'Akh permet au défunt d'accéder aux étoiles lors du passage dans l'au-delà. A l'origine, seuls les rois et les dieux étaient pourvus de l'Akh. Le défunt-Akh est un être resplendissant associé à la lumière du soleil et à la brillance des étoiles. Il s'agit d'un mort qui a retrouvé toutes ses capacités d'actions et qui en a même acquises de nouvelles.

Les Akhou sont perçus comme des êtres surnaturels, des esprits tantôt bienfaisants, tantôt malfaisants qui peuplent l'au-delà et les nécropoles tels les fantômes et les démons des croyances actuelles. Les Akhou ont la possibilité d'agir dans le monde des vivants. Selon les inscriptions des mastabas de l'Ancien Empire, l'Akh du défunt veille sur la bonne intégrité de la tombe et n'hésite pas à punir les mécréants, les pilleurs et les voleurs qui sévissent dans les cimetières. Au contraire, l'Akh se montre bienveillant envers les gens respectueux  

              L’Akh           Le bâ       Le Ka

Le bâ (pl. baou) est un principe spirituel qui se rapproche de notre conception de l'âme, Il est représenté par un oiseau à tête humaine qui prend son envol à la mort du défunt. Primitivement, il semble avoir eu faculté de se mouvoir et de prendre des formes différentes. Une forme était attachée à chaque bâ, qui la conférait à l'être qu'il animait : ainsi, les dieux possédaient plusieurs baou selon les formes qu'ils pouvaient revêtir. Dans ses représentations on le voit volant autour du tombeau, perché sur un arbre, ou se désaltérant dans un étang. Dans l’au-delà il continuait de vivre sans son support corporel, en conservant les propriétés corps qu'il caractérisait. dont il est la manifestation

Le Ka (pl. Kaou) C'est une des notions spirituelles des Égyptiens les plus difficiles à cerner car il avait un sens différent selon les époques. C’est un double spirituel qui naît en même temps que l'humain et qui survit après la mort. L’énergie vitale, qui entretient la vie, confère par sa présence nourriture, protection, santé, bonheur au corps. Après la mort, pour survivre, le ka a besoin d'un support : le corps momifié auquel on apporte les offrandes nécessaires à la vie dans l'au-delà .Principe de vie et de puissance, le ka est la force vitale entretenue par la nourriture, support de la vie physique et spirituelle

Le ka, dont l'homophone est le taureau, exprime la puissance génératrice et la force sexuelle. Le signe hiéroglyphique du ka est deux bras dressés faisant le geste d'embrasser et de protéger, sur quoi on a pu démontrer qu’il protège le vivant, même après la mort, mourir n'étant que « rejoindre son ka ».

Le pluriel kaou semble avoir eu parfois le sens d'« ancêtres ». Ces kaou se présentent aussi comme des sortes de génies ou, plutôt, comme des personnifications de qualités, en général au nombre de quatorze. Indépendants, ils vivent leur vie propre et confèrent leurs qualités spécifiques aux personnages auxquels ils sont attachés ; ces qualités sont généralement les suivantes : puissance, force, volonté créatrice, stabilité, noblesse, intelligence magique, rayonnement, connaissance, goût, vue, ouïe, abondance, nourriture, durée de vie (ou sépulture). Dans sa perfection, Rê possède tous ces kaou. Chaque individu en est doué à sa naissance, comme ses qualités propres et son destin.

Le shout: L'ombre qui ne quitte jamais l’homme. Elle évoque le bien-être, le repos, le calme ; la puissance sexuelle. C’est une composante à part entière de la personnalité humaine. Après la mort, un défunt n'est complet que s'il dispose d'elle. La victoire sur la mort n'est acquise que si les quatre éléments constitutifs que sont le Ba, l'Akh, l'Ombre et la Magie-Heka disposent de leur pleine liberté de mouvement.

Soutekh67 CC BY-SA 4.0

Dans les formules magiques du chapitre 92 du Livre des Morts, seuls le bâ et l'Ombre sont mentionnés et semblent se confondre. Le but de ces formules est de permettre l'ouverture de la tombe et la sortie sans encombre du défunt hors du monde souterrain. Le principal danger évoqué vient des génies-gardiens chargés d'éliminer les ennemis d'Osiris. Ce texte est généralement accompagné d'une illustration où l'Ombre, noire et nue, se tient debout devant la tombe. Près d'elle volette le bâ sous l'apparence d'un oiseau à tête humaine. La sortie au jour est évoquée par la présence d'un soleil brillant. Dans la tombe d'Irynéfer à Deir el-Médineh une fresque rappelle cette sortie. Son originalité est de montrer un disque noir qui peut être interprété comme l'ombre du disque solaire. Dans la pensée mythologique égyptienne, en effet, même cet astre lumineux dispose d'une ombre. Le pharaon fit ainsi construire un sanctuaire appelé Shout Rê « Ombre de Rê » en honneur de l'Aton

Le nom du vivant : En prononçant le nom du vivant, même après la mort, on perpétue son existence.

Le cœur : Les anciens Égyptiens ont attribué au cœur le siège de la pensée, de l’intelligence, des émotions, de la conscience morale, de la pensée, de la raison.


 

 

 

 

 

 

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