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Le rituel du culte divin journalier

 

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Abydos - Sanctuaire de Rê-Horakhty : Scènes du rituel de Rê-Horakhty    Source Kairoinfo 4u

Chapitres 22,  action de tirer le verrou    23, action d'ouvrir les deux portes. 24, voir le dieu    25 rendre hommage en se prosternant sur le ventre 

 

M Moret a étudié le rituel du culte divin journalier d'après des papyrus et les scènes figurées d’Abydos. Il y a peu de différences fondamentales entre le rituel journalier du nouvel empire et la cérémonie d'ouverture de la bouche, qui s'accomplissait sur la statue funéraire dès l'ancien empire.

Aussi, M. Moret a pu diviser les multiples actions symboliques du rituel en quelques chapitres. C'est, d'abord, la purification du sanctuaire et du roi prêtre, l'ouverture du naos, l’animation de la statue de culte dieu à laquelle le roi va faire les offrandes. Le roi lui offre des étoffes, de l'encens, des onguents. Il la revêt, la purifie, l'habille, la parfume. Quand tout sera accompli il remettra la statue renouvelée dans le naos. Après une ultime purification, le roi referme les portes du naos et les scelle jusqu'au lendemain. La divinité rejoint son mode mystérieux et silencieux ou il n’y a plus de présence humaine

 

Chaque geste est déterminé, chaque mouvement accompagné de formules, peut-être claires pour ceux qui les composèrent, mais tellement déformées au cours des siècles et surchargées de gloses, qu'il faut un long commentaire pour les rendre à moitié compréhensibles. Telle phrase, qui s'applique parfaitement à un dieu, perd la majeure partie de son sens lorsqu'on la transporte à un autre dieu.

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               LE ROI PRETE PURIFIE                              CORONNE                                  CONDUIT   AU SANCTUAIRE                                 EMBRASSE ET ALLETE PAR LES  DIEUX   

L'Epsius   Karnak                 

Le Roi entrait par le côté droit de la porte, parcourait le pourtour de la salle et sortait par le côté gauche de la porte. Chemin faisant, il adorait la forme locale du dieu en récitant soit devant chacun des trente-six tableaux, soit devant les images et les statues qui devaient exister en nature dans la chambre le texte de l’un des trente-six chapitres. Chacune des célébrations du rituel est faite deux fois : l’une pour la Haute Egypte, l’autre pour la Basse Égypte. Nous présenterons quelques-unes de ces scènes dans les chapelles respectives.

 

Le rituel du culte divin retrouvé gravé sur les murs du temple est celui de Séti Ier  a Abydos la divinité principale est Osiris, le dieu des morts, maitre d'Abydos. D'autres dieux: Horus, Isis, Amon, Rê-Horakhty, Phtah et le roi fondateur Séti Ier, sont associés à son culte. Aussi on trouve dans le temple, sept sanctuaires  consacrées à Osiris et aux six divinités parèdres. La salle du roi a une décoration particulière où sont reproduites les fêtes solennelles du culte royal (naissance divine, renouvellements du couronnement, Sed)  plutôt que les rites religieux; mais dans les six autres salles il y a identité de décoration

 

 

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Les six chambres sont ornées de trente-six tableaux qui se répètent d'une chambre à l'autre. Les seuls changements sont les noms et des figures des divinités. Ces tableaux sont relatifs aux cérémonies que le roi devait célébrer successivement dans les six chambres.

Le roi se présentait au côté droit de la porte, parcourait la salle dans tout son pourtour, et sortait par le côté gauche. Chemin faisant, il adorait la forme locale du dieu, en récitant, soit devant chacun des trente-six tableaux, soit devant les images et les statues qui devaient exister en nature dans la chambre, les formules de l'un des trente-six chapitres gravés sur les murs.

Les formules et les gestes sont destinés à être dites ou exécutés par le prêtre de service. Théoriquement, ce prêtre est le roi en personne, qui célèbre le culte divin, comme fils et successeur des dieux. Le roi, ne pouvant officier tous ni les jours ni dans tous ses temples simultanément, déléguait ses pouvoirs au  grand prêtre de service

 

L'objet auquel s'adressait le culte était la statue du dieu ; elle était généralement en bois doré, peint et incrusté de pierreries. Les membres étaient articulés pour les mouvoir (tête, bras,  jambes). La statue, de petite taille, était debout, ou souvent assise sur un trône, dans un naos de bois ou de pierre placé au centre du sanctuaire. Les portes du naos étaient fermées, et un sceau d'argile retenait le lien du verrou en dehors des heures d'ouverture. Le naos était souvent remplacé par une barque d'apparat reposant sur un socle. La statue du dieu y était cachée dans la cabine, et on la tirait de l'arche pour les cérémonies)

Le culte de la statue divine comportait des gestes précis dont les tableaux nous donnent le détail, accompagnés de formules appropriées. Le cérémonial réduit à sa plus simple expression comprenait plusieurs parties :

 

  Le prêtre purifiait le sanctuaire et lui-même par des fumigations et des libations.

Il ouvrait le naos, se prosternait devant le dieu; purifiait la statue et la prenait dans ses bras pour lui rendre son âme. Le naos était fermé puis rouvert. Le prêtre présentait des offrandes et  l'image symbolique de la déesse Mâat.

Le prêtre faisait la toilette de la statue divine : purifications, vêtements, fards, huiles, parfums, insignes, bijoux.

Après une dernière série de purifications, et  avoir apposé le sceau d'argile sur les portes, le prêtre quittait le sanctuaire.

 

Bibliographie

Alexandr. Moret : Le culte divin journalier