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Le Livre des Morts

Texte funéraires  pour la classe moyenne (prêtres, scribes, militaires).

 

C’est très souvent un  de rouleau de papyrus, recouvert de formules funéraires, et magiques  (Chapitres) qui vont permettre au mort d'affronter tous les dangers de l'au-delà.

La magie présente dans tous les textes funéraires égyptiens imprègne toutes les formules du livre des morts.

Les livres  des morts  ne sont pas tous identiques, le bénéficiaire choisit les formules en fonction de  sa fortune et de sa personnalité. La longueur est très variable, certaines ne sont qu'une simple phrase, d'autres forment de véritables paragraphes avec introduction et conclusion.

Certains livres peuvent  être courts, alors que d'autres reproduisent l'ensemble des deux cents  formules accompagnés d’Illustrations (vignettes).

Un des plus beaux  le papyrus d'Ani  (XIXe dynastie) mesure 23 mètres de long sur 39 cm de haut  et  comporte de remarquables vignettes.

 

Book

Vignette de la pesée du cœur de scribe Ani   British Museum

 

Enroulés et scellés, les exemplaires sur papyrus  sont ensuite posés sur les sarcophages.

On a aussi retrouvés ces textes inscrits directement sur des parois de tombes de rois, reines, notables (voir Diaporama Tombe de Néfertari)

 

Les formules  magico-religieuses sont  plus ou moins courtes et  visent à protéger, aider, ou défendre le défunt, mais aussi à lui donner les capacités de se nourrir, de connaître les noms des gardiens et créatures qu’il est amené à rencontrer.  Le défunt espère l’intégrité de son être  la liberté de sortir de sa tombe, de pouvoir parler, manger, boire, et de  renaître chaque matin comme le scarabée solaire  Rhé Khépri :

 

L’arrivée dans l'au-delà  (formules 1 à 16). Le cortège funéraire marche vers la nécropole et le défunt momifié arrive dans le monde de l'au-delà.

 

La renaissance   (formules 17 à 63) Le défunt proclame sa renaissance mais aussi son pouvoir sur les éléments de l'univers ainsi que sur tous ses ennemis potentiels.

 

La transfiguration (formules 64 à 129) la Sortie au Jour devient une réalité. Le défunt s'identifie à Rê le dieu soleil et à Osiris. La magie de la formule 64 permet à l'âme-Bâ de sortir au jour Il sort du monde souterrain et se rend à Héliopolis, la ville sainte du dieu Rê. Les formules des transformations permettent au défunt de prendre les formes du dieu solaire lors de sa course quotidienne.

 

Le monde souterrain  (formules 130 à 199) Le défunt s'y identifie à Rê et voyage dans la barque solaire. Le défunt connaît le nom des dieux et prouve qu'il connaît le nom des portes, portails et buttes qui mènent au royaume d'Osiris ainsi que de leurs gardiens.

 

Ani

 Scène finale du papyrus d'Ani     Source  Soutekh67

 

Ani et son épouse Thouthou font une offrande à Osiris-Sokar (formule 185)

et à Hathor, déesse du ciel et protectrice du dieu soleil (formule 186).

 

L'aspect maternel de la déesse est ici évoqué par une figuration de Taouret déesse protectrice des femmes enceintes et des jeunes enfants. Pour les Égyptiens, la femelle hippopotame représente l'archétype de la bonne mère car elle est prompte à défendre son rejeton face aux attaques des crocodiles. L'aspect céleste de la déesse est rappelé par la tête de la vache primordiale  Mehourt. Assimilée au ciel-océan des origines.

 

Ici Taouret  et Mehourt sont deux aspects de la déesse Hathor tout deux portant sur leur tête le disque solaire encadré par deux cornes. La tombe blanche surmontée d'une petite pyramide est  la  sépulture pour la momie. C’est aussi un lieu de culte où est entretenu le souvenir du défunt par les  offrandes funéraires.

La régénération du défunt est évoquée par le marécage de champ de lotus. Cette fleur est une des formes que l'âme-Bâ du défunt peut prendre grâce à la formule 81 pour sortir au jour hors de la tombe.