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Papyrus d'Ani

 

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V1: Un lac de feu ou d’eau bouillante, des quatre côtés duquel se lève le feu ou la vapeur bouillante. À chaque coin, un singe à tête de chien est assis.

V2 Le Pilier Djed On propose souvent qu'il s'agirait de la stylisation d'un arbre en fleurs ou d'un pilier constitué par des faisceaux de gerbes, ayant ultérieurement pris une signification anatomique : au Moyen Empire il est représenté dans les sarcophages à proximité de la colonne vertébrale du défunt, et au Nouvel Empire il est clairement identifié à la colonne vertébrale d'Osiris, qui, en raison de sa proximité avec le sac à sperme, était considéré comme le membre le plus important de son corps. Ce chapitre était un puissant sortilège qui permettait au défunt de se relever, de se tenir debout; en d'autres termes de ressuscité. Chapitre 155: Formule du pilier djed en or.

 

V3 Le Nœud d’Isis C’est une amulette protectrice courante placée à côté des momies ou sur celles-ci. L'amulette est généralement en cornaline, jaspe rouge, porphyre rouge, verre rouge ou faïence rouge. Des exemples de pierre et de bois gris et noirs sont également connus; parfois, elle était entièrement faite d’or. Elle possède un pouvoir protecteur, comme le mentionne la Chapitre156 du Livre des Morts : Il est le symbole de résurrection, il suggère la possibilité pour l’homme de dénouer ses attaches mortelles pour accéder à l’immortalité. Son grand pouvoir est prouvé par le grand nombre que l’on trouve dans toutes les collections égyptiennes importantes. Il est généralement constitué de pierre rouge ou rouge, de verre recyclé, de porphyre rouge, etc., de grands modèles en bois peint reposent sur la poitrine de cercueils anthropoïdes.

 

V4 Un cœur humain Au récit de ce chapitre, Ani s'identifia avec l'oiseau Bénou, qui était la forme incarnée du cœur de Râ, c'est-à-dire qu'il devint le cœur du dieu-soleil. Il pourrait alors exécuter les travaux de Râ et diriger les dieux, qui en étaient des formes. Ce chapitre illustre bien la relation qui existait entre le cœur physique, qui était le siège de l'âme-cœur, et le ka, ou double, qui dirigeait les désirs et les inclinations de l'âme-cœur.

 

V5 Oreiller, ou repose-tête.

Texte: Chapitre 166  Ce chapitre doit être placé sous la tête de l’Ani pour écarter le mal du corps sans vie. Le récit de ce chapitre fit lever la tête d’Ani, non seulement de la terre à l’horizon, et, lui assura les services de Ptah, le maître artisan qui a reconstruit son corps, ainsi que d’Horus, fils d’Hathor, et de la déesse du feu Ne sert.

 

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Chapitre 151

C’est une grande vignette représentant tous les acteurs des rites d'embaumement. Elle se compose d’une vignette centrale encadrée de deux vignettes latérales symétrique.

Vignette centrale : Au centre se trouve la salle de la momification dans laquelle Anubis momifie le corps du défunt. A droite et à gauche de la salle, deux pleureuses agenouillées protègent le corps du défunt. Ce sont Isis et Nephthys. Au-dessus et en dessous d'elles se dressent quatre figurines momiformes, les quatre fils d'Horus protégeant les vases canopes: Amset (en haut à droite), Happy (en haut à gauche), Douamoutef (en bas à droite) et Qebhsenouf (en bas à gauche). Au-dessus de la salle de la momification le pilier Djed représente la brique magique Ouest, au-dessous, Anubis représente la brique magique Est.

Vignettes latérales. En Haut le Bâ adore le soleil levant (à gauche) et couchant (à droite). Au centre, les briques magiques Nord et Sud représentées par des torches. En bas deux figurines oushebtis, (accompagnent  le mort dans le monde inférieur pour effectuer  pour lui tous les travaux qu'il est appelé à faire)

 

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Texte: Chapitre 110

Le chapitre 110 est très long et contient un certain nombre de répétitions. L’objet de ce chapitre était de doter le défunt d’une propriété dans le royaume d’Osiris, dans laquelle il vivrait dans les conditions identiques de sa vie antérieure. En récitant ce  chapitre il va pouvoir manger et boire en abondance, labourer, et semer ses champs, se marier,  naviguer dans une barque sur les canaux et  mener une vie paradisiaque

Le paradis égyptien est un monde qui ressemble à l'Egypte: un Nil souterrain qui permet d’alimenter des canaux d'irrigation nécessaires au labourage des champs d’Iarou. C'est là que le défunt vit, travaille et adore les dieux. Les champs d'Iarou « le Sekhet-Aaru »  sont l'endroit où les âmes justes viennent se reposer si elles ont passé toutes les épreuves de la mort. Ils se situent près du Lac Menzaléh dans le Nord-Est du Nil, domaine d’Osiris. C’est un endroit paradisiaque. On y trouve des champs à perte de vue, l’agriculture, la flore y foisonnent, la vie est présente partout. Les défunts sont les cultivateurs des champs de blés. Ils s’en occupent dans la joie, dans leurs plus beaux habits, généralement en lin blanc. On peut y croiser des divinités comme Râ, Thot et bien sûr Osiris.

Premier registre:

1) Toth, le scribe des dieux, écrivant sur sa palette, introduit Ani dans le Sekhet-Aaru, 2) Ani, vêtu de blanc, comme sur la terre, se tient devant trois dieux à qui il présente un vase de libation ou un pot d'encens; le premier dieu a la tête d'un lièvre, le second celle d'un serpent et le troisième celui d'un taureau. 3). Ani est assis dans une barque remplie d’offrandes. Elle est semblable à celle dans laquelle Râ voyage. 4.) Ani, un bras s'est étendu comme pour parler à un dieu. 5.) Le faucon d'Horus debout sur le serekh. 6.) Un dieu en forme de momie debout; devant lui se trouve un autel-stand sur lequel se trouvent un vase de libation et une fleur de lotus. Ce dieu est peut être un ancêtre d'Ani, son père ou son grand-père. 7.) Trois ovales, qui représentent des lacs.

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Deuxième registre: 1. Récolter du blé, avec les mots  l’Osiris récolte. 2. Trois bœufs foulant le maïs sur un morceau de sol circulaire avec un raisin pour empêcher le grain de se disperser. Ani pousse autour des bœufs avec des cris et un fouet florissant. 3- Ani debout avec les deux mains levées en adoration. 4. Un oiseau posé sur une perche, symbolise "l'abondance" du dieu Nil. 5. Ani, tenant le sceptre symbole de son rang élevé, est agenouillé devant deux gros tas de grains, de blé et d’orge. 6.  Trois ovales, qui représentent trois lacs.

 

Vignette 2 : L 'Osiris Ani, vêtu de vêtements en toile blanche, les mains levées en signe d'adoration, présente au dieu Sokar-Osiris les deux vases de libation et les deux vase de lotus posés sur des supports Chapitre 148 et 185

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Vignette 3: Les sept vaches, chacune couchée devant une table d'offrandes, chacune avec un disque entre ses cornes et un collier mena sur le dos près du cou. En dessous d'eux se trouve le taureau avec une table d'offrandes devant lui. Les sept vaches sont les incarnations d’Isis, d’Hathor et d’autres déesses. Les sept vaches et le taureau qui donnent la nourriture au défunt. Le texte indique que si ce chapitre est récité au lever du soleil par le défunt, il aura pour effet de lui assurer un approvisionnement perpétuel en abondance.

Texte: Une adresse aux sept vaches et à leur taureau. Le chapitre 185 est l’un des plus importants du Livre des Morts, car il a été écrit dans le but de fournir aux enfants de la nourriture pour animaux et du lait dans l’Autre Monde.

 

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Vignette 1:  A Gauche : Les quatre rames du bateau solaire de Râ, liées aux quatre points cardinaux, permettent au mort de naviguer avec le dieu solaire. A Droite : l’une des quatre triades de dieux, ayant un vase à libation et un lotus sur un support devant elle. Ces triades représentent les Quatre Fils de Horus.Chapitre 148 et 185

 

Vignette 2: Le scribe Ani et sa femme se tenant devant une table en argent, mains levées, en adoration du président. Dans cet hymne, Ani loue le Seigneur des seigneurs et roi des rois, le prince et le dieu des dieux, et prie pour qu'Osiris lui accorde un siège avec les disciples du dieu et permette à son Ka d'avoir l'autorité sur les Tuât et pour aller et venir à volonté.

 

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Le papyrus est clôturé par le chapitre 186 représentant la déesse Hathor, «dame de l'Occident». L'Occident est évoqué par la montagne thébaine dans laquelle sont creusées les tombes en forme de petites pyramides.

L'aspect maternel de la déesse est ici évoqué par une figuration de Taouret déesse protectrice des femmes enceintes et des jeunes enfants. Pour les Égyptiens, la femelle hippopotame représente l'archétype de la bonne mère car elle est prompte à défendre son rejeton face aux attaques des crocodiles. L'aspect céleste de la déesse est rappelé par la tête de la vache primordiale  Mehourt. Assimilée au ciel-océan des origines.

Ici Taouret  et Mehourt sont deux aspects de la déesse Hathor tout deux portant sur leur tête le disque solaire encadré par deux cornes. La tombe blanche surmontée d'une petite pyramide est  la  sépulture pour la momie. C’est aussi un lieu de culte où est entretenu le souvenir du défunt par les  offrandes funéraires.

La régénération du défunt est évoquée par le marécage de champ de lotus. Cette fleur est une des formes que l'âme-Bâ du défunt peut prendre grâce à la formule 81 pour sortir au jour hors de la tombe.

La vache Hathor sort de la montagne pour accueillir le défunt et l'introduire dans le monde souterrain. Elle personnifie le bel Occident où le mort qui a «fait Maât» reposera en paix. Elle lui permettra d'entrer dans «la barque des millions» (là où sont rassemblés tous les morts), la barque solaire, et de connaître la vie éternelle.