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LE  TRESOR

 

Catafalques  oeil 

 

1er Catafalque:  oeil (2,3 m x 5 m x 2,7 m). (Il se trouvait sous un voile mortuaire en lin, orné de marguerites en bronze doré d/07). En bois doré incrusté de lapis lazuli, il avait été assemblé sur place (les panneaux sont en chêne de 6 cm d'épaisseur). Ses portes avaient été fracturées par les voleurs. Les panneaux extérieurs sont incrustés de signes djed et de nœuds d'Isis. Sur l'intérieur, les panneaux, sont gravés des extraits du Livre des Morts et du Livre de la Vache céleste.  Les deux signes Tit (nœuds d'Isis) et  Djed associés à Osiris et Isis, sont  utilisés dans le système hiéroglyphique et iconographique, ils se matérialisent sous forme d’amulettes intégrés aux rites funéraires ; Leur apparition, remonte à la 1ère dynastie

2éme Catafalque : oeil Il contenait un vase à onguent en calcite évoquant l'image du sema-taouy et un autre surmonté d'un lion couché. Il est orné de scènes et de textes du Livre des Morts. Les portes sont décorées d'un moulage en creux représentant le roi devant Osiris (porte gauche) et Rê-Horakhty (porte droite). Ainsi que sur les trois autres catafalques, la porte  avait les sceaux intacts.

 

3éme Catafalque  oeil Il ne contenait aucun objet, les panneaux extérieurs sont gravés d'extraits du Livre de l'Amadouât. Sa forme comme le 2éme catafalque ressemble à un temple prédynastique.

4éme Catafalque, oeil sous la forme d’un sanctuaire du Nord,  contenait des arcs, des flèches, 2 grands éventails, un pilier djed en bois et des calâmes. Sur les parois extérieures apparaissent plusieurs scènes religieuses ainsi que le chapitre 17 du Livre des Morts. Sur les portes, le: déesses Isis et Nephtys étendent leurs bras ailés en signe de protection.

 

Sarcophagesoeil

Les sarcophages  se composent de trois cercueils emboités les uns dans les autres.

 

1)oeilLe premier était en bois recouvert d'une fine couche d'or battu brillant. Il représente Osiris momifié, seigneur de l'éternité, sous les traits du visage de Toutankhamon.

 

2) Il est fait de bois compact, recouvert de feuilles d'or et est incrusté de pierres semi-précieuses et de verre multicolore. Il représente la figure momifiée d'Osiris, seigneur de l'éternité, les bras croisés sur la poitrine, tenant le sceptre et le flagellum. Le couvercle du cercueil était fixé à l'aide de petits clous à tête d'or en électrum (alliage d'argent et d'or). Les déesses Nekhbet (vautour) et Ouadjet (cobra), les ailes déployées, incrustées de pierres et de pâte de verre, protègent le sarcophage. Elles tiennent le signe Shen, symbole d'éternité dans leurs serres. Dimensions en cm : H : 78,5  L : 204  P: 68 .

 

3) le troisième ou repose la momie,  est en or martelé massif. Son couvercle représente Toutankhamon  dans la même posture d’Osiris que l’on voit souvent dans de nombreuses tombes. Ses bras croisés sur sa poitrine tiennent  le sceptre et le flagellum. Sa coiffe, (le Nemés)  est  la plus emblématique, partant du front,  elle couvre la tête jusqu'à l'arrière de la nuque. Un bandeau frontal  la tient  en  reposant sur les oreilles. En son centre est placé les protecteurs du roi, le vautour et le cobra.

 

Le menton est orné la barbe postiche recourbée des dieux. Les paupières et les sourcils sont  pâte de verre bleue. Le cou est orné d'un collier de deux rangées de disques en or et en faïence. La poitrine est recouverte d'un gorgerin, du collier ousekh. De gros bracelets en pierres incrustés recouvrent les poignets.

Comme sur le deuxième sarcophage Les déesses Nekhbet et Ouadjet sont représentées.  Les déesses Isis et Nephtys, gravées sur la partie inférieure du sarcophage, croisent leurs ailes pour protéger le pharaon. Dans les bandelettes qui entouraient la momie, on a retrouvé 143 bijoux :(gorgerins, pectoraux, pendentifs, bracelets, bagues). Dimensions en cm : H : 51  L : 187,5  P : 51,3 . Le cercueil pèse 110 kilos

 

Le masque funéraire oeil

Il est fait de deux plaques d’or assemblées par martelage, soudées, rivetées, ciselées et brunies.  Il est constitué de 10,32 kg d'or massif et de pierres semi-précieuses. Avec ses yeux rapprochés en amande, les lèvres charnues, la forme du nez et la courbe du menton, il  présente les caractéristiques physiques de Toutankhamon.

La momie

Elle était très endommagée, les bandages se révèlent de plus en plus détériorés au fur et à mesure qu'on approche du corps, jusqu'à devenir de la poussière. Celui-ci est comme soudé par les huiles et les résines, particulièrement le masque mortuaire "colle" au corps. L'examen de la momie montra que Toutankhamon souffrait d'une maladie osseuse, confirmé par  des cannes de marche et des sandales que l'on qualifierait aujourd'hui d'orthopédiques. Les radios de ses pieds confirment des malformations. Le fémur de sa jambe gauche était fracturé (suite à une chute ?) et montrait une infection des os. Celle-ci combinée aux faiblesses physiques et à la malaria pourrait être à l’origine de sa mort Dans les années soixante-dix, on a aussi expliqué sa mort par un coup reçu dans la partie postérieure du crâne, Plus récemment, une théorie veut que Toutankhamon aurait été victime d'un accident de chariot.

 

 Les principaux objets du trésors décrit ci dessous seront présentés dans le diaporama de fin d'article

 

oeilTête du léopard en bois doré,  elle était attachée à une véritable peau de léopard ornée d'étoiles dorées, faisant  partie des insignes royaux sacerdotaux de Toutankhamon, en tant que grand prêtre dans l'au-delà.

 

oeil Figurine prosternée et chaîne en or représentant un roi accroupi

Le roi est accroupi, il lève sa main gauche dans un geste d'adoration. Sa main droite serre la crosse et le fléau royaux. Sa tête est coiffée de la couronne khéprech et de l'uraeus. Les disques en bronze qui auraient été fixés sur une véritable couronne en cuir sont ici suggérés par des empreintes rondes. Les traits du visage, le costume et les sceptres sont extrêmement détaillés. La chaine du pendentif est en or. Près de ce pendentif en or, Carter a découvert une mèche de cheveux appartenant à la grand-mère de Toutankhamon, la reine Tiyi, enveloppée dans une étoffe de lin.

oeil La déesse Selket,

Cette statuette est en bois recouvert de plâtre et dorée. Elle est représentée  avec un scorpion, ou comme ici avec une  nèpe, (scorpion d'eau) sur la tête. Elle  déploie ses  larges ailes pour protéger les morts. 

La déesse Serket, ou Selkis protégeait sur la terre les hommes du venin des serpents, des scorpions. Dans l'au-delà, elle était associée des devoirs funéraires, protégeant les vases canopes, le sarcophage du roi ou du pharaon. Comme son nom l'indique, elle présidait à la respiration, veillant sur la renaissance et le nouveau souffle de vie des défunts.

Cette statuette montre le naturalisme de la période amarnienne. Le tour de tête de Selket - comme s'il cherchait des intrus - viole la règle ancestrale de la frontalité, selon laquelle toutes les figures en trois dimensions devaient être représentées comme si elles étaient vues de face. Chaque détail, des lignes fluides de sa robe plissée et de son châle à la finesse de son cou et de ses bras, contribue à l’élégance de la pièce en tant qu’œuvre d’art.

oeil Statue de Gardien

Cette statue grandeur nature du gardien du "Ka" du roi marque son passage des ténèbres à l'aube de la renaissance. Ses yeux sont en obsidienne volcanique. Sa peau noire représente la fertilité du Nil ; l'or de sa jupe est le symbole du soleil et de la chair des dieux, elle représente le côté divin de Toutankhamon. La coiffe du gardien représente le dieu-soleil. Cette statue tenait la garde du tombeau, avec une autre qui lui ressemble. C'est une des premières merveilles que Howard Carter a vues quand il a découvert le trésor.

oeilTrône en bois sculpté.

Le siège est soutenu par deux figures de lions, stylisées mais élégantes malgré leur déformation conventionnelle. Les bras sont formés de serpents ailés dorés et peints, dont les yeux et les autres parties sont incrustés de pierres semi-précieuses. Le dossier représente en relief, dans une technique que l'on pourrait définir à mosaïque, une scène fort animée et charmante : le Pharaon est représenté assis sur un trône de profil à droite ; devant lui, debout, la reine. Le trône est incliné en avant, comme si le roi s'y balançait. En effet il n'est pas assis dans une attitude rigide et conventionnelle mais il repose le coude droit sur le dossier dans une pose nonchalante, pleine de naturel, de grâce et de vivacité. Les chairs du roi et de la reine sont obtenues par une pâte vitrifiée couleur rouge sang ; les coiffures par une pâte vitrifiée bleue, les vêtements sont de minces lames d'argent, les autres parties sont incrustées de pierres semi-précieuses. Ces silhouettes se détachent sur le fond doré du dossier au sommet duquel reluit et rayonne le disque solaire.

oeilAppui Tête

Ce chevet symbolique en ivoire représente le dieu Shou soutenant la voute céleste. Il est constitué de deux pièces en ivoire reliées entre elles par une cheville en bois s'emboîtant au milieu de la statuette fixées au moyen de quatre clous en or. Les deux lions placés de chaque côté évoquent les montagnes Manou et Bakou où les lions gardaient les horizons est et ouest. Il était normalement destiné à soutenir la tête de la momie. Le chevet était un objet funéraire d'importance pour la renaissance du défunt.

oeil Barque en albâtre                                                                     

Cette barque en albâtre à sa proue et sa poupe ornées de  têtes d’ibex. Elle repose sur un coffret comportant à l’origine, un bassin rempli d'eau pour donner à la barque l'impression de flotter. Au centre de la barque se trouve  un  coffret à parfum en forme de naos, décoré de motifs géométriques. Ses quatre  colonnes à double chapiteau supportent un baldaquin. A l'avant du bateau, une jeune fille, nue, accroupie tient une fleur de lotus. A l'arrière, une naine, également nue, se tient debout. Des pierres précieuses et des feuilles d'or sont incrustées dans l'albâtre. Sur le petit côté du bassin, trois cartouches livrent les noms de naissance et de couronnement de Toutankhamon et de son épouse, ils sont encadrés par deux uraei.

oeil Vase à parfum

Ce vase à parfum est composé de quatre pièces d'albâtre. Il symbolise le Nil fertilisant la  Haute et Basse Egypte, honorant le roi et la reine dont les noms apparaissent sur l'inscription peinte du vase.oeilLa partie inferieure est formée d'une structure ajourée représentant deux faucons sur le côté le plus long, Horus tenant le cartouche du roi contenant son nom de naissance d'un côté et son nom de couronnement, Nébkhéperourê de l'autre.

oeil  Statuette en bois doré de Toutankhamon chevauchant un léopard verni en noir

Statue du roi chevauchant une panthère, montrant ainsi sa capacité à maîtriser la faune sauvage dans l'au-delà autant que la volonté des animaux de l'aider dans son voyage. La panthère en marche représente la déesse Mafdet protectrice de l'astre solaire lors de son parcours nocturne. Elle assiste le roi, assimilé au dieu solaire, dans son voyage vers l'au-delà.

oeil Coffret miniature  Dimensions en cm: H 44 /L 61 / P43

"Sa face extérieure se trouvaient une série de motifs brillamment colorés et superbement peints - scènes de chasse sur les panneaux incurvés du couvercle, scènes de bataille sur les côtés et représentations des extrémités du roi sous forme de lion, piétinant ses ennemis sous ses pieds.Aucune photographie ne peut lui rendre justice, Même dans l'original, une loupe est essentielle pour bien comprendre les plus petits détails, tels que les pointillés des manteaux des lions ou la décoration des motifs des chevaux. " Howard Carter

Sur le couvercle : Sur un côté le roi Toutankhamon est représenté sur son char, chassant des gazelles, des cerfs, des autruches et d'autres animaux du désert. De l'autre côté, il tire des flèches sur les lions.

Sur un grand côté : le roi sur son char se bat contre les Asiatiques, sur l’autre contre les Nubiens. Les scènes de bataille montrent le roi dans son char, accompagné d'archers, de lanciers, de cavaliers chargeant les ennemis de l'Égypte. Les détails précis des caractéristiques ethniques des Asiatiques et des Africains, le chaos dans lequel ils sont décrits et l'ordre contrasté des lignes de bataille égyptiennes font de ce coffre un chef-d'œuvre inégalé dans l'art égyptien ancien.

oeil Sur un petit côté, le roi est représenté comme un Sphinx piétine les ennemis du Nord, sur l’autre les ennemis du Sud.Le coffre lorsqu’il il a été découvert contenait: (Une paire de sandales en papyrus / 3 paires de sandales dorées. /Un appui-tête doré. /4- Colliers. /5-  étiquettes. / Des  robes de cérémonie brodées).

  1. Le sanctuaire d'Anubis oeil

Le Seigneur de l'Ouest et protecteur des "choses secrètes", est couché sur sanctuaire décoré des deux signes hiéroglyphiques Tit (nœuds d'Isis) et Djed  associés à Isis et Osiris, le sanctuaire renfermait l'équipement d'embaumement rituel du pharaon. La statue d'Anubis a été sculptée dans du bois et vernis avec de la résine noire, les oreilles et le collier sont couvert de feuilles d’or. Les yeux, en albâtre et en obsidienne, sont incrustés dans des garnitures en or. 

oeil Coffret

En bois recouvert de plaques d'ivoire, ses cinq cotés sont décorés en marqueterie colorée. La décoration est très chargée, motifs floraux et combats d'animaux s'entremêlent. Toutankhamon et Ankhsenamon, sont représentés sur deux panneaux. Sur le couvercle, Toutankhamon debout sous une tonnelle s'appuie sur une canne et fait un geste en direction de la reine qui lui tend deux bouquets de papyrus et de lotus.

oeil Sur un petit panneau le roi, entouré d'un décor végétal, est assis sur une chaise à haut dossier, il bande son arc et s'apprête à décocher sa flèche vers les volatiles .Le roi est coiffé du khéprech avec l'uraeus. Ankhsenamon accroupie sur un coussin aux pieds de son époux, est coiffée d'une  courte perruque courte serrée par le bandeau royal à uraeus. Sa tête  est surmontée d'une couronne ornée de serpents, supportant un cône d’onguent. D'une main elle tient une fleur de lotus et de l'autre une flèche qu'elle s'apprête à donner au roi.

  

oeil Fauteuil de Toutankhamon enfant

De toute petite taille, ce fauteuil en bois incrusté d'ébène et d'ivoire et orné de feuilles d'or repoussé a certainement été fabriqué pour Toutankhamon au début de son règne, alors qu'il était encore un enfant (il est devenu pharaon à 9 ans). Les pieds léonins ont des griffes couvertes d'or. Les accoudoirs couverts d'or représentent des scènes de nature (un bouquetin bêlant, des plantes du désert), aux influences étrangères.

oeil Chariots

Quatre chariots à deux roues ont été découvert   démontés mais à peu près complets dans la tombe. Ils sont à deux places ayant le cocher à gauche. La charpente est en bois recourbé, dur mais léger; elle est recouverte de cuir peint et doré ; l'essieu est solidement inséré dans la partie postérieure de la caisse. Les deux roues à six rayons sont à doubles cercles en bois recourbé et revêtu extérieurement d'une gaine en cuir. Le timon s'implante au milieu de l'essieu et le double joug est soudé à l'extrémité du timon. Un de ces chariots doit avoir servi à quelque triomphe, car sur la surface extérieure de la caisse sont représentés en relief des prisonniers asiatiques et éthiopiens, liés ensemble.

oeil Lit cérémoniel doré

Ce lit en ébène couvert de feuille d'or a sans doute été fabriqué pour les funérailles de Toutankhamon. Il représente l'idée de résurrection. Les pieds en forme de pattes de lion protègent le souverain. Les images de Bès, le dieu qui veille sur les nouveau-nés, et de Taouret, la déesse-hippopotame, gravées dans la feuille d'or, protègent aussi le pharaon. Selon la croyance, les morts n'étaient qu'endormis et se réveillaient au moment de la renaissance

oeil  Coupe en albâtre

Cette coupe taillée dans un seul morceau d'albâtre représente une fleur de lotus. Les deux anses sont formées de fleurs et de boutons de lotus surmontés du dieu Heh (génie de l'éternité). Celui  qui tient dans chaque main une pousse de milliers d'années avec une croix de vie. Sur un côté de la coupe sont gravés deux cartouches de Toutankhamon. Sur Terre Toutankhamon y buvait la boisson versée par la reine. Dans la tombe, elle a un rôle religieux.

 

oeil Coffre à vases canopes

En forme de  chapelle en bois doré, il est d'une surmonté d'un dais orné d'une frise d'uraei incrustés de faïence colorée et surmontés d'un soleil. Sur ses quatre cotés il est protégé par les déesses tutélaires des morts. Chacune est associée à un fils d'Horus auquel elle fait face. Au sud, Selkis et Qebhsenouf, au nord, Neith et Douamoutef à l'Ouest, Isis et Amset, à l'Est, Nephtys et Hâpi

oeil Chaise

A l’origine ce tabouret pliant a été transformé en chaise par l'adjonction d'un dossier en bois d’ébène recouvert de feuilles d’or et incrusté de pierres semi-précieuses et de pâte de verre. En son sommet, un disque solaire au centre d’une frise d'uraei est soutenu par deux cartouches portant le nom d'Aton.  En dessous, Nekhbet ailes déployées est encadrée par des  cartouches portant le nom Sa-Rê (de naissance) et le nom Nesout-Bity  (de couronnement) de Toutankhamon. Les pieds sont en forme de cols de canards sauvages.

oeil Boite en calcite

Cette boîte et son couvercle font partie des quelque cinquante objets de Toutankhamon fabriqués en albâtre calcaire, une variété de calcite. A l’intérieur de la boîte se trouvait un morceau d’étoffe en lin enveloppant deux balles de cheveux (peut-être ceux de Toutankhamon et d’Ankhsenamon), du poil d’origine animale (peut-être d’un cheval) et une grenade en ivoire (symbole de la sexualité).Coffret en calcite, deux boutons en obsidienne permettent la fermeture par ligature

 

             Diaporama

 

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TOMBE DE TOUTANKHAMON : DECOUVERTE

 

Une production Bo-Travail -France Télévision (52mn)

 

La tombe de Toutankhamon a été découverte par Howard Carter après sept années de péripéties. Alors que Von croyait avoir fouillé toute la Vallée des Rois et découvert tous ses secrets, l’égyptologue s'acharne, et fait une des plus incroyables découvertes archéologiques de son temps !

Howard Carter 01 oeil

Howard Carter est un égyptologue né le 9 mai 1874 à Londres et mort en 1939 d'un lymphome de Hodgkin à l'âge de 64 ans. Il est le fils de Samuel John Carter, peintre animalier et paysagiste dont il hérite des talents de dessinateur et d'aquarelliste, et de Martha Carter. D'une santé fragile, il est contraint de suivre ses cours à domicile dans sa maison de campagne. Alors qu'il accompagne son père chez Lord Amherst of Hackney, collectionneur d'antiquités égyptiennes pour une séance de peinture, il a une révélation pour l'égyptologie. À 17 ans, il est présenté à Percy Newberry, un jeune égyptologue de l'Egypt Exploration Fund, qui l'engage à recopier à l'aquarelle les peintures murales des tombes de Béni Hassan. Il tombe sous le charme de l'Egypte et se passionne pour les fouilles. De 1894 à 1905, il travaille avec Flinders Pétrie, à Alarma, ainsi qu'à Deir El-Bahari aux côtés d'Henri Edouard Naville. Il travaille aussi avec Gaston Maspero en tant qu'inspecteur général des monuments en Haute-Egypte, au conseil suprême des antiquités égyptiennes. À partir de 1905, il démissionne du service des Antiquités et se remet à la peinture jusqu'en 1912 où il est rappelé pour assister Lord Carnarvon. C'est le début d'une grande aventure !

 

Lord Carnarvon, oeil un riche mécène passionné d'archéologie, fouille depuis deux ans la Vallée des Rois, en amateur, sans succès. Il souhaite s'associer à un spécialiste et homme de terrain. Howard Carter est celui qu'il lui faut. Les deux hommes explorent d'abord la nécropole thébaine, sans succès, puis le delta du Nil, qu'ils doivent abandonner après une invasion de cobras !

En 1915, ils décident de fouiller une nouvelle zone de la vallée. Ils reprennent la concession' de Théodore Honroe Davis, qui pense avoir découvert tous les secrets de la Vallée des Rois. L'équipe de Carter exhume alors des jarres et des sceaux au nom de Toutankhamon. À partir de 1917, elle recherche donc la tombe perdue du pharaon.Carter croit d'abord que la tombe se trouve près du soubassement rocheux de la vallée, mais jusqu'en 1922, les résultats des fouillesont bien maigres, et Lord Carnarvon pense tout arrêter. Carter ne renonce pas, et propose même de financer lui-même la suite des fouilles. Il convainc Lord Carnarvon, qui accepte de les financer une année de plus.


oeil Les Chambres

 

Carter s'intéresse à un périmètre de la Vallée des Rois qui n'a jamais été fouillé, car il est très proche de la tombe de Ramsès VI, lieu très fréquenté par les touristes. Le 1er novembre 1922, les fouilles commencent. Carter découvre très vite les fondations de cabanes d'ouvriers ayant travaillé au creusement de la tombe de Ramsès VI.

Le 4 novembre 1922, à l'aube, alors que Lord Carnarvon est au Royaume-Uni, on découvre les marches du tombeau. Le soir, on a dégagé la porte sur laquelle se trouve le sceau de la nécropole royale : on sait qu'il s'agit du tombeau d'un grand personnage. Le 24 novembre, Le sceau oeil de la porte intact depuis  3245 ans est brisé et Carter pénètre dans un couloir de 7,60 m, creusé dans la roche, rempli de gravats. La véritable ouverture se fait le 29 novembre. La tombe de Toutankhamon, répertoriée sous le code KV62, est presque intacte et le mobilier funéraire d'une richesse exceptionnelle. Ce n'est pas moins de 5398 objets précieux qu'on trouva dans le tombeau.

 

Après avoir déblayé un tas de décombres et de débris, Carter est parvenu à une ouverture qui donnait accès à un escalier raide de dix-huit marches et de là à un couloir au plan très incliné creusé au sein du Roch. Au fond de l'escalier (A), les fouilleurs rencontrèrent une porte murée et plâtrée ; sur le plâtre était empreint, à plusieurs reprises, le cartouche de Toutankhamon. On y découvrait aussi d'autres traces d'où l'on déduisit que l'hypogée avait subi déjà dans l'antiquité quelque tentative de vol et qu'il avait été refermé et scellé de nouveau.Le mur ayant été démoli on a pu pénétrer dans une chambre rectangulaire (B) perpendiculaire au couloir d'accès, ayant le sol environ 50cm plus bas que le seuil de la porte. Carter est le premier à jeter un œil dans l'antichambre :

« Lentement la scène devenait plus nette et nous parvînmes à distinguer quelques objets. Tout d'abord, juste en face de nous - nous le savions mais refusions d'y croire- se trouvaient trois imposants lits funéraires, dorés aux côtés sculptés en forme d'animaux monstrueux dont le corps était curieusement stylisé dans un but utilitaire, mais dont les têtes faisaient preuve d'un réalisme stupéfiant. En toute circonstance, ces figures auraient paru étranges, mais vues comme nous les vîmes, tandis que nos lampes électriques tels les feux de la rampe arrachaient aux ténèbres leur surface dorée et que leurs têtes projetaient sur le mur derrière elles des ombres fantastiques, distordues, ces créatures devenaient presque terrifiantes. Puis à droite, deux statues attirèrent notre attention ; deux statues de roi, noires, grandeur nature, en vis-à-vis telles deux sentinelles, pagnes et sandales d'or, armées d'une massue et d'une canne, le front orné du cobra sacré protecteur... »  Howard Carter

 

L'équipe est sous le choc : chambre B est remplie d'objets : des conserves funéraires, des bouquets de fleurs, un trône doré, des grands lits en forme d'animaux, des chars démontés, des vases en albâtre.

L’antichambre B communique avec deux autres pièces et D. Le mur qui fermait la porte de communication avec E fut trouvé démoli mais il ne semble pas que l'on ait rien emporté des accessoires renfermés dans la chambre E.  L'ouverture a de nouveau été complètement comblée par des pierres et des planches.  Appelée « annexe » par Carter, il constate qu'il y a des traits rouges sur les murs et qu'elle est en contrebas de 90 cm de l'antichambre. Elle contenait, en désordre, des paniers, des jarres de vin, de la vaisselle en calcite, des maquettes de bateaux et des ouchebtis.

 

 

Par contre l’ouverture entre B et D était intacte, et l'enduit extérieur était empreint du cartouche royal de Toutankhamon.  Deux statues du souverain oeil, en bois d'ébène, sont encore <in situ» aux côtés de la porte, l'une en face de l'autre. Toutes deux représentent le Pharaon marchant avec un sceptre à fleurs de lotus dans la main droite et un long bâton dans la gauche. La taille est svelte et élancée, plutôt maigre, d'aspect jeune et sympathique. Pour des raisons certainement rituelles se référant à la cérémonie dite : « Ouverture de la Bouche », les chairs sont représentées peintes en noir bitumineux luisant; la couronne, le pectoral, la tunique, le bâton et le sceptre sont dorés; les sandales semblent être en or massif

 

Pour pénétrer dans la chambre D Carter a dû naturellement enfoncer le mur de fermeture tout en cherchant à sauver le plus grand nombre possible de cartouches royaux empreints sur l'enduit. Ayant pratiqué une ouverture suffisante il a pu, avec force précaution et difficultés, y entrer D. Le sol de la chambre est d'environ un mètre plus bas que celui de B et pour y descendre il faut se glisser à travers un espace très restreint.

 

 

 

Un énorme et riche catafalque  oeil occupe presque en entier l'ouverture de la chambre, ne laissant qu'un espace de trente centimètres à peine sur les côtés, et le double par devant. La porte n'est pas au milieu mais près de l'extrémité orientale de D et le devant du catafalque ne s'avance que très peu au-delà de l'angle de la porte. La chambre D appelée « chambre du trésor » par Carter mesure plus de cinq mètres de longueur, environ trois mètres et demi de largeur et autant de hauteur. Le catafalque doit mesurer donc quatre mètres et demi en longueur environ, trois mètres dans les deux autres dimensions. Sur le sol, dans l'étroit espace entre les parois et le catafalque, se trouvaient des vases de bronze et d'albâtre, des statuettes de divinités et d'animaux ; le long du côté opposé à l'entrée il y avait sept grandes rames noires qui devaient servir au mort pour traverser le fleuve d'outre-tombe. Le catafalque a la forme d'un naos, il est tout en bois découpé partie peint, partie doré ou revêtu de feuilles d'or, et partie incrusté d'émaux bleus et de pierres semi-précieuses.

 

Les inscriptions hiéroglyphiques alternent avec les reproductions de divinités, parmi lesquelles l'on ne peut, pour le moment, distinguer et identifier que Nephtys et Isis aux ailes étendues en signe de protection. Ce naos est muni d’une porte à deux battants fermés par un cadenas. Sa façade est couronnée par une frise de serpents uraeus. Carter a ouvert les deux battants et a pu constater que le catafalque contient un énorme sarcophage oeil encore recouvert d'un linceul ou suaire en toile de lin transparente, constellée de minuscules feuilles d'or et qu'il est scellé. On suppose avec raison que ce sarcophage en contient d'autres.

 

D'après ce qu'on a constaté dans des découvertes antérieures et selon les prescriptions contenues dans certains papyrus, les enveloppes successives pourront être trois, ou même cinq. Sans aucun doute, la dernière enveloppe renferme la momie du roi encore intacte après plus de trente-deux siècles et demi qu'elle y a été déposée avec ses ornements funéraires. L'espace entre le sarcophage et le catafalque est plein de vases, de statuettes de divinités — quelques-unes de Horus sous la forme d'un faucon, — de scarabées - dont un très grand et très beau en jaspe — et des amulettes. ( effectivement il y avait 5 enveloppes )

 

 

 

Une ouverture basse pratiquée clans l'angle nord de la paroi qui est opposée à la façade du catafalque, fait communiquer la chambre D avec la chambre C. Adossé presqu'au centre de la paroi du fond, se trouve un naos oeil de dimensions considérables, en bois splendidement doré et qui devrait renfermer les quatre vases rituels canopiques contenant les viscères extraites du cadavre avant la momification. Les parois extérieures du naos portent des inscriptions et des reliefs; face à chaque paroi il y a une statue d'Isis debout en bois doré, sculptée en ronde bosse, avec les ailes étendues et abaissées pour protéger le naos et son contenu.

 

Devant le naos, par terre, au centre de la chambre, il y a une statue en bois, de la vache Hathor accroupie, le corps peint, la tête dorée; plus près de la porte, sur une haute base entaillée, on voit un chacal Anubis oeil le corps encore entouré d'un manteau en étoffe bien conservée. A la droite de celui qui regarde sont posées par terre, auprès du naos, plus de trente petites armoires en bois noir, munies de portes fermées. Carter a ouvert une seule de ces armoires, il y a aperçu une statuette du roi tirée par des léopards.

En arrière des armoires, vers l'angle de la chambre, deux beaux chariots en bois et cuir, revêtus en partie de feuilles d'or, puis des récipients en bois, des vases d'albâtre, des paniers d'osier contenant de la nourriture, des onguents, de la farine, des substances végétales. Auprès de ceux-ci on observe des modèles assez grands de barques et divers autres meubles. Dans la moitié gauche de la chambre sont posés sur le sol, l'un près de l'autre, et parfois l'un sur l'autre, de nombreux coffrets et mallettes en bois, quelques-uns en ivoire, délicatement peints et travaillés, et encore fermés. Carter a soulevé le couvercle de l'un d'eux et l'a trouvé plein de bijoux.

 

Même si l'on ne connaît pas les tombes longues, profondes et compliquées des autres Pharaons, dont les parois sont souvent recouvertes d'une très riche décoration de peintures, il est facile de comprendre que la tombe de Toutankhamon n'est pas de dimensions notables, ni creusée d'après un plan préalablement établi avec soin. D'autre part presque toutes les parois sont à nu, avec une surface rude et pas toujours unie. Quelques sections seulement du vestibule B gardent les traces d'une mince couche d'enduit de couleur rose et seulement sur la paroi en face de la porte du catafalque l'on aperçoit, peinte sur la roche en des tons rouges très crus, l'image du Pharaon de profil à gauche, et quelques zones de hiéroglyphes.Il est certain que le nom de ce Pharaon se trouve reproduit des dizaines de fois non seulement dans les cartouches empreints sur l'enduit des murs bloquant les portes, sur le catafalque, sur le naos contenant les vases canopiques, mais aussi sur la plupart des objets accumulés dans le vestibule .

 

Dans les jours qui suivent, la nouvelle se répand dans le monde. Aussitôt, des visiteurs de plus en plus nombreux affluent à Louxor et veulent visiter le déjà fameux tombeau : dès le 6 décembre, Carter profite d'un déplacement au Caire pour acquérir du matériel technique et photographique et pour commander une porte en fer pour fermer la tombe. Cette popularité va pourtant servir l'égyptologue : de nombreuses institutions scientifiques se proposent spontanément pour l'aider à exploiter la découverte, à commencer par le Métropolitain Museum of Art de New York.

Rapidement, Carnarvon et Carter comprennent qu'ils ne parviendront pas seuls à exploiter la découverte et qu'ils ont besoin du support d'une équipe renforcée, laquelle se constitue progressivement de plusieurs chercheurs et spécialistes, qui souvent proposent spontanément leur assistance.

Le dégagement total de la tombe demande dix ans, délai qui exaspérait la presse ; celui de l'antichambre commence le 27 décembre 1922. Carter procède avec beaucoup de minutie et manière systématique : numérotation de tous les objets découverts, photographies nombreuses, croquis, relevés, descriptions, etc. Les tombes avoisinantes servent d'abri, de studio photographique ou d'atelier de restauration. Les pièces dégagées sont envoyées au Caire par bateau ou par train.

 

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Suite

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Porte H

Les scènes du rituel d'ouverture de la bouche sont représentées sur les jambages.Cinq marches mènent au couloir H.

Corridor H oeil

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La partie supérieure des murs latéraux a été coupée pour former un renfoncement le long de chaque côté. Des scènes du rituel d'ouverture de la bouche y sont représentées. Au-dessous d'eux, la décoration sur les deux murs est dominée par une partie de la Litanie de l'Œil d'Horus, une composition dérivée à l'origine des Textes des Pyramides. Le plafond est décoré d'étoiles jaunes sur fond bleu. Encore une fois, les vandales ont été à l'œuvre ici, découpant des textes, des figures et des cartouches.

SALLE  I   oeil

 Les empreintes exercées sur les scènes de cette salle au dix-neuvième siècle pour réaliser des estampes ont causé une perte de couleur considérable. Le roi est montré en présence de diverses divinités (1). Le plafond est peint avec des étoiles. Belzoni l’appellera la salle des beautés en raison de la perfection des peintures.

(1) Le Roi défunt avec Anubis, Isis, Horus, Hathor, Osiris-Ounnefer  (mur Sud-Est gauche). Le Roi défunt avec Ptah, Anubis, Isis, Horus, Hathor, Osiris- Ounnefer (mur Nord-Ouest)

 SALLE  J

 Surélevée par rapport à la Chambre funéraire , elle comporte deux rangées de trois piliers disposés le long de son axe central.  Elle est appelée "chambre de l'or" en raison des textes sacrés de couleur ocre symbolisant l'or. A partir  du mur gauche (sud-est) on accède à la chambre  Ja.  A partir  du mur gauche (sud-est) on accède à la chambre  Je. De chaque côté et entre la dernière paire de piliers, Trois escaliers mènent à la partie arrière de la chambre funéraire qui a un plafond voûté.

 - Décoration  : Livre des portes

 2ème heure oeil

Registre médian  : Ré est reçu par une Compagnie de treize dieux et son Président ;  des âmes sont représentés des deux côtés de la rivière les bonnes sont sur la droite, les mauvaises sur la gauche.

Registre supérieurRive droite  de la barque : Les 24 âmes du registre supérieur sont les bienheureux morts, qui ont suivi Maât. Douze sont les «Adorateurs de Ra qui sont en paix», ces âmes qui, lorsqu'elles étaient sur la terre, ont loué Ra,  lui ont fait des offrandes, et ont maudit son grand ennemi Apep.

Registre inférieur : Rive gauche  de la barque : Les personnes du registre inférieur ont été damnées.  A la fin du registre se trouve le dieu Atoum.  Penché sur un bâton il prononce au nom de Ré la condamnation des êtres qui sont devant lui. Les quatre premiers  appelés « Neniu » (les inertes) sont couchés sur le dos impuissants.  Derrière eux vingt  autres appelés « Apostats »  têtes baissées,  les bras attachés, agonisent.

 

3ème heure  Douze dieux momiformes sont dans des chapelles protégés par le serpent Seti. Ceux-ci ont leurs deux portes ouvertes. Lorsque Ré s’en approche, leurs occupants sont réanimés et jouissent de l'air frais et de la nourriture. Plus loin douze autres Dieux, ont chacun un grand épi de blé à leurs côtés. Devant eux un lac d'eau bouillante, dégage une odeur pestilentielle et aucun oiseau ne s’en approche. Cependant il ne cause aucun désagrément aux dieux. Alors que ses eaux bouillonnent pour les Méchants, elles sont fraiches pour les Bienheureux.

 

SALLE  Je : Elle retrace les scènes du Livre de la Vache : le ciel est rprésenté par une vache ayant sous son ventre la voûte étoilée.on y voit naviguer la barque solaire (oeil). Sur les autres parois : Représentation  du Récit de la destruction des hommes par les dieux.

 

SALLE Ja  oeil : Elle est décorée de scènes du Livre des Portes (3ème et 4ème heure).

 

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4ème heure 

 Registre médian : les Douze déesses représentent les 12 Heures de la Douat. Elles se tiennent debout sur les deux berges de l’espace-temps où s'égrènent les heures qui par la suite seront ensuite à nouveau avalées. Cet espace-temps est représenté par le serpent Herret. Chaque berge est constitué deux triangles : le triangle noir représente les ténèbres, le triangle clair ondulé représente les eaux primordiales du Noun. De même chaque heure a un côté clair (partie qui se dirige vers la lumière) et une partie sombre (partie qui est écoulée).

Registre inférieur :  On peut voir quatre dieux responsables de quatre fours ou puits de feu.  ils sont sous les ordres d'un être appelé «Her-sau». Osiris Khenti Amenti  a ordonné  à Horus de jeter dans les fosses ceux qui travaillent contre lui.

 

SALLE L

La salle du sarcophage se trouve en contrebas de la salle J, à trente mètres au-dessous du niveau de l'entrée, le plafond astronomique est splendide, il représente la voûte céleste et les principales constellations. Le sarcophage d'albâtre translucide  qui avait abrité la momie de Séthi 1er  a été trouvé  par Belzoni en travers de la fosse à l'arrière du plancher qui donne accès au couloir K. « La momie de Séthi 1er, fut découverte que 70 ans plus tard en 1881 dans la cachette de Deir el-Bahari, elle est aujourd'hui conservée au musée du Caire. »

 Le sarcophage est intact mais son couvercle est brisé. Vendu par Belzoni au collectionneur John Soane, il est maintenant a son musée  à Londres à l'exception de quelques fragments de couvercle qui sont au British Museum et ailleurs. Il est décoré d’une version complète du livre des portes. Sous le sarcophage se trouvait l'entrée d'une mystérieuse galerie que Belzoni suivit pendant 100 mètres environ, il renonça à poursuivre l'expédition par manque d'air.

Une fosse rectangulaire est située à l'extrémité nord-ouest de la chambre, donnant accès au début du corridor K. Les portes des murs gauche et droit mènent respectivement aux chambres subsidiaires (Jb) et (Jd). A l'extrémité de la paroi (vers le sud-est) une porte mène à la chambre latérale Jc. Des évidements sont situés au niveau du sol dans les murs gauche et droit, plus haut et il y a des paires de niches magiques en briques.

 Sous la voûte du plafond, de grandes silhouettes ailées d'Isis et de Nephthys oeil sont respectivement agencées au sommet des murs gauche et droit. Sur le plafond des figures astronomiques sont représentées. Le pilier 2 a subi des dommages structurels. Son pilier miroir à travers l'axe central (pilier 5) a été enlevé par Lepsius. Les piliers restants sont décorés des représentations de divinités et du roi devant diverses divinités. Au sud-est, il y a un renfoncement qui servait de petit sanctuaire, peut-être pour le coffret à canope.  Sa décoration montre les quatre fils d'Horus sur le mur gauche (nord-est), Osiris sur le mur arrière (sud-est), et Anubis ouvrant la bouche d'Osiris, sur le mur droit (sud-ouest).

 

Décoration :  

Mur Arrière : La 2ème Heure de l'Amdouat oeil

1er Registre oeil  : La nuit est maintenant tombée sur chacune des berges du fleuve Ourenes, des divinités adorent le dieu à son passage et assurent sa protection contre ses ennemis. Le premier registre montre les divinités des forces universelles toujours renouvelées qui régissent le cosmos, les êtres stellaires. D’autres régulent harmonieusement l'écoulement du temps et veillent sur la bonne alternance du jour et de la nuit conduisant ainsi le Grand Dieu à l'Est.

 

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2ème Registre   (1) La barque solaire navigue sur les eaux noires de l'Ourenes, le fleuve imaginaire de l'au-delà. Elle est accompagnée de quatre autres barques. En son milieu dans un Naos se tient Rê sa forme nocturne. (2) La barque de Neper : La proue et poupe se termine par deux Uræus tourné vers trois divinités sans bras. A chacune de ses extrémités pousse deux plantes indiquant que cette barque est celle de Neper dieu des céréales et des moissons. (3)oeil La barque du dieu lézard : Sa proue est surmontée de la couronne du sud, sa poupe par celle du Nord. Entre elles  les dieux Anpu et Ap-uat deux  formes d’Anubis, sont respectivement l’ouvreur des routes du Sud, (la puissance des deux terres) et des routes du Nord (le pouvoir du ciel). (4) oeilAu centre de cette barque  entre Hathor et Hathor-Isis, se dresse un énorme sistre symbole de la déesse Hathor. Les extrémités de la barque sont des têtes humaines surmontées de plumes  (5) oeil Cette barque soutient le disque de la pleine lune qui repose sur un support en forme de croissant. Près du disque un dieu agenouillé soutient la Maat symbolisée par une plume.

3ème Registre .Toutes ces divinités symbolisent le renouveau agraire, elles sont chargées de nourrir et d'abreuver les esprits-Akhou. Les esprits Akhou sont des êtres surnaturels perçus comme des fantômes, tantôt bienfaisants, tantôt malfaisants qui peuplent l'au-delà et les nécropoles. Les Akhou ont la possibilité d'agir dans le monde des vivants.

 

Plafond Astronmique oeil

 

Une des légendes de l'égypte antique nous apprend que Seth transformé en taureau tua Osiris. Horus se vengea de Seth en anéantissant tous ses complices, en détruisant ses possessions et en le mutilant. (Il lui coupa la cuisse avant et l'emporta au milieu du ciel septentrional formant ainsi  la constellation de la Grande Ourse ). Dans la Période intermédiaire et sur les plafonds des tombes du Nouvel Empire les sept étoiles qui constituent la constellation de la Grande Ourse sont figurées soit comme une patte, soit comme le taureau Séthien entier. La dangerosité de ce dernier est maîtrisée par la déesse Taouret figurée avec un corps d'hippopotame muni de pattes de lion et d'un dos de crocodile de telle sorte qu'il ne puisse plus naviguer parmi les dieux. »

 

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préc       suiv 

 

Les Bijoux de Toutankhamon

 

Préface

Pour les Egyptiens, les bijoux ne sont pas un simple ornement, ils ont une fonction religieuse et prophylactique, ils protègent celui qui les porte, dans la vie comme dans la mort.  En tant qu’amulettes Ils sont un moyen pour le défunt qui accède au royaume des morts, de surmonter toutes les embûches qui s'y trouvent et de triompher des forces hostiles. Avec l’amulette Nous sommes dans le domaine de la magie, art opératif  qui a besoin  pour fonctionner d’un rituel  (formules magiques,  talisman). Objet prophylactique, sa destination première est de protéger, de donner les vertus magiques que  sa forme, le rite qui l’accompagne contiennent. Destiné à être porté sur soi, l’amulette doit toucher le corps dans lequel  elle introduit la magie divine par friction ou absorption. Le mot "amulette" est dérivé d'une racine arabe signifiant "porter", il désigne  tout type de talisman ou ornement auquel sont attribués des pouvoirs surnaturels. À l’origine son propriétaire le portait pour se protéger des animaux sauvages et des serpents.

Les amulettes étaient  de petits bijoux qui protégeaient les vivants et les morts contre les maladies et les dangers de la vie sur terre et dans le royaume d’Osiris. A partir du Nouvel Empire elles deviennent de véritables objets d’art. Elles sont faites en or, en bronze, faïence, turquoise… Ces porte-bonheur se portaient autour du cou sous forme de collier ou caché sur la poitrine dessous les vêtements.

 

Les  plus caractéristiques sont : la bague (scarabée - sceau), le collier ousekh, le pectoral, le scarabée Khepri, le cobra sous forme de l’uraeus, l’œil protecteur oudjat, le vautour de la déesse Nekhbet, le faucon Horus, la lionne Sekhmet.  Ce sont des talismans ayant un pouvoir magique. Un bracelet orné d’un scarabée invoquera  le dieu Khepri, symbole de soleil levant, c'est-à-dire de l'éternel retour et de la résurrection. Des superbes pièces que sont le faucon Horus et le scarabée Khepri, tous deux aux ailes ouvertes en cercle, sur lesquelles la polychromie en cloisonné se donne libre cours. Ils comptent parmi les chefs-d’œuvre incontestés de l’orfèvrerie au crépuscule de la XVIIIème dynastie.

 

 Les Bijoux 

Cent quarante-trois objets précieux ont été insérés entre les bandelettes de Toutankhamon : bagues et doigtiers en or ; colliers et bracelets ; diadème et pectoraux ainsi que de nombreuses amulettes. Des traces d'usure indiquent que certains de ces bijoux ont été portés pendant la vie du pharaon. 

 

Deux bandeaux d'or et un diadème sont posés sur la tête du jeune roi. Ce dernier est orné de cornaline et de pâtes de verre bleu. À l'avant du diadème se trouvent la tête de vautour de la déesse Nekhbet et le cobra de la déesse Ouadjet, dont le corps ondulé rejoint l'arrière du diadème. Un poignard à lame et étui d'or est glissé dans sa ceinture. Contre sa cuisse gauche, une dague est glissée. Sa poignée se termine par un cristal de roche et sa lame, au fourreau d'or, est en fer météoritique.

 

 

Diaporama

J'ai choisi de vous présenter les bijoux de Toutankhamon dans un daiporama , la plupart sont commentés.

 

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Suite

 

SALLE Jb   Vue 1oeil  Vue2 oeil

La chambre Jb est supportée par deux piliers dont  les faces avant (nord-ouest) sont très endommagés, on peut y voir des représentations d'Osiris.  La chambre est entourée de trois larges banquettes de pierre à mi-hauteur des murs gauche (nord-est), droit (sud-ouest) et arrière (sud-est). Il y a quatre recoins peu profonds dans chacun des côtés verticaux inférieurs décorés avec des représentations d'objets funéraires, tels que des lits à tête d'animal, des coffres et des chapelles. Les murs au-dessus des bancs sont ornés des sixième, septième et huitième heures de l'Amdouat.

 

Décoration

 

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Un panneau au-dessus de la porte donne les noms du roi protégés par Wadjet et Nekhbet et un motif dado de paires de piliers djed et de nœuds d'Isis est situé sur le mur avant (nord-ouest).

 

oeil Mur Sud-Ouest et Sud-Est.

On y trouve La 6ème Heure de l’Amdouat, le réveil des dieux, en voici quelques scènes.

Registre Médian

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Détail

La déesse Ament-semu-set les mains tournées derrière elle tient dans chacune d'elle une pupille de l’œil d’Horus. Devant elle, une divinité cynocéphale assise sur un trône tient dans sa main un Ibis, Tous deux sont une forme de Thot. Remontant toujours vers le nord, nous nous trouvons dans le Delta. Rê a repris possession de sa barque et vogue de nouveau sur le fleuve. La barque rentre dans les champs d'Ialou et va à la rencontre du cadavre d'Osiris

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On le retrouve plus loin sous le nom de « Cadavre de Khépri ou de la chair d’Osiris » dans un grand ouroboros à cinq têtes. « L'ouroboros est la représentation d’un serpent qui se mord la queue. » Le serpent Ouroboros à plusieurs têtes représente le temps aux nombreuses têtes qui se dévorent. Il est dénommé ici « aux multiples visages ». Dans le serpent du temps, se trouve Khépri le soleil en devenir. Il est encore le cadavre du dieu soleil, trois morceaux de chair (gouttes de pluie inversées) qui sont le hiéroglyphe pour "corps" apparaissent à ses pieds. Il n’est pas encore tout à fait réveillé; bien que vivant, il est toujours entouré par l'utérus du temps.

 

Registre supérieur

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                                      3                                                            2                                           1

(1) Trois tombes protégés par trois serpents crachant des flammes, contiennent des parties du corps de Ra. Ce sont la tête, les ailes et le corps du nouveau-né Ra-Osiris sous la forme de Khépri. La tête humaine, les ailes d'oiseau, l’arrière-train d'un lion sont les hiéroglyphes classiques représentant des parties du corps. Les textes font le parallèle avec les combats de Seth avec Osiris et Horus. Comme le corps d’Osiris, le corps dépecé de Ra est promis à être réunifié.

(2) Un personnage momifiée tenant un sceptre dans une main et un couteau dans l’autre représente Osiris réveillé, observant sa propre renaissance en voyant les parties de son corps réunifié. A sa gauche l’homme nu représente le soleil qui renaît, Khépri

(3) L'œil double de Ra est le soleil qui apparaît au-dessus du lion KA-HEMHEMET qui, ici représente l'horizon du désert lointain ou le nouveau soleil se lèvera. A son côté, la déesse, Isis est ici la mère du nouveau Horus- Ra-Osiris, le soleil levant.

 

Registre inférieur

       4                                                                                  3                                               2                                   1

1) Neuf serpents crachant des flammes et armés chacun d'un couteau, ils sont les destructeurs des ennemis qu’ils font rôtir dans le lieu de l’anéantissement. (2) Puis viennent quatre formes d'Osiris, assises sans siège, auxquelles Rê ordonne de ressusciter et de s'unir à leurs corps.(3) Derrière eux se traine le grand serpent mangeur d’âmes, celui qui fait justice des ennemis de Rê dans cette heure; il est invisible au dieu, mais les quatre têtes des enfants d'Horus qui se dressent sur son dos entendent les paroles magiques de Rê et en profitent. A l'extrémité gauche du registre, une série de génies, sous la direction d'un dieu à tête de crocodile  suivent la barque de Rê.

 

oeil Mur Sud Est et Nord Est  : oeil Amdouat: La 7ème Heure

Registre Médian

La traversée devient de plus en plus difficile : le fleuve n'est plus qu'un bas-fond, et Apophis menace d'avaler le peu d'eau qu'il reste et d'arrêter ainsi la course de la barque du soleil. Le Grand dieu abandonne son ancien habitacle et va désormais se protéger, jusqu'à la fin de son voyage, dans les replis du serpent-Mehen.

 

Devant la barque, s’avance menaçant le monstrueux serpent Nehahi, une forme d'Apophis.  Grâce au verbe magique, Selkit et Heri-Tesouf s'emparent du reptile, le lient, le transpercent de glaives. La barque peut continuer sa route en paix.

 

 

Registre Supérieur

Trois ennemis d'Osiris sont couchés sur le dos; leurs bras droits sont attachés par une corde dont l’extrémité est maintenue dans les mains du génie Ankou, l'attacheur.

 

 

oeil Trois personnages sans tête, à genoux, les bras liés derrière le dos représentent les ennemis d’Osiris. Derrière se tient un dieu à tête de lynx qui brandit un grand couteau.

 

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La barque solaire s'est échouée sur un haut-fond de sable car le monstrueux serpent Apophis a avalé une partie de l'eau du fleuve. (4)  Le dieu solaire a abandonné son ancien habitacle et va se protéger dans les replis du serpent-Mehen qui l'entoure majestueusement à la manière d'un naos. Il porte la double plume du rayonnement solaire en tant que maître de la vie. (3) L’uræus ANKHUITHIT à tête d'une femme. (2) La déesse ATH à tête de lionne, tenant le symbole de la «vie» dans sa main droite et un sceptre dans sa gauche. (1) Le dieu Shepses, momiforme, est assis et tenant dans sa main droite un boomerang.

 

Mur arrière  Amdouat: La 8ème Heure 

 

Cette région appelée Sarcophage des dieux, est une des plus importantes de la Douat. Partout ce ne sont que dieux et génies ensevelis et embaumés selon tous les rites.

oeil Des portes rouges encadrent six cavernes considérées comme des sarcophages divins. Chaque caverne renferme trois dieux, assis sur l’hiéroglyphe des étoffes, tous se rapportant aux mythes du Delta. Au registre supérieur  (rive droite) Des membres de l'ennéade d’Héliopolis remplissent les trois premières.( Atoum, Khépri, Chou, Tefnout, Geb, Nout Osiris, Isis, Horus). Au registre inférieur des divinités à têtes d’animaux remplissent es trois dernières.

 

Quelques Scènes

 

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 Registre inférieur : Trois divinité à l'intérieur d'une caverne délimitée par deux portes

 

 

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 Une ennéade de serviteurs, représentés par l'hiéroglyphe de leur nom, sont des fidèles de Rê, qui lui servent de cortège. Momifiés suivant les rites, ils sont munis de leurs bandelettes. Bien que morts, ils sont encore doués d'une certaine vie et s'animent au passage du dieu, leurs têtes humaines sortent lorsque Rê leur adresse la parole, ils s'arment de glaives afin d'exterminer ses ennemis

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Ouvrant le cortège qui prècede la barque, quatre béliers marchent la tête ornée des différentes coiffures solaires: la double plume, la couronne rouge, la couronne blanche et le disque. Ici, ces béliers représentent des formes de Tatounen.

VIDEO    34mn 

 

 

Bibliographie

  1. A. WALLIS BUDGE, The book Am-Tuât 1905

L’Amdouat egypte-eternelle.org  oeil

Le Livre des Portes egypte-eternelle.org oeil

Photos

Kairoinfo4u – Voir son album sur KV17  oeil

egypte-eternelle.org

Théban mapping project oeil

cuicui.be/fr  oeil

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