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ABOU SIMBEL

DECOUVERTE

La première découverte du Grand Temple a été faite par le célèbre Burckhardt à son retour de Mahas, après une tentative inefficace pour atteindre Dongola au printemps de 1813. Arrivé sur le site d'Abou-Simbel, Il avait visité le Temple d'Isis et  s'apprêtait à monter le versant sablonneux par lequel il  était venu, quand il  changea d’avis pour aller plus au Sud.

A 200 mètres  du Temple d’Isis, dans une cavité profonde creusée dans la montagne, presque entièrement enterrés sous le sable il découvrit quatre statues colossales immenses, découpées dans la roche. La tête entière et la partie de la poitrine et les bras de l'une des statues  émergeaient  du sable.

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En 1816, Belzoni remonta  le Nil en Nubie, dans l'intention de désensabler  le Grand Temple d'Abou-Simbel. Les chefs des tribus indigènes locales dressèrent  de nombreux obstacles sur son chemin, demandant  en particulier toujours plus d’argent pour leurs aides. Faute de ressources suffisantes, il fut obligé de renoncer. Ce fut la première fois que les indigènes apprirent l’utilisation de l’argent pour leur travail.

Giovanni  Batista Belzoni  Né le 15 novembre 1778 à Padoue et mort le 3 décembre 1823 au Bénin (surnommé « le merveilleux géant de Padoue ») rien ne prédestine Belzoni à devenir l'une des grandes figures de l’archéologie égyptienne . Sauf peut-être son goût inné pour l'aventure et une intelligence peu commune. Si certains l'accusent encore d'avoir pillé l'héritage de l'Egypte antique, il n'en reste pas moins l'un des pionniers de l'égyptologie. Ses découvertes et ses récits passionneront l'Occident pendant longtemps.

Au printemps de 1817, il retourne à Abou-Simbel . Il dégage et pénètre   enfin dans le Grand Temple  de Ramsès II (dont à l'époque on ne connaît pas encore le nom). Il faudra attendre l'hiver 1818 pour que l'Anglais Bankes et le Français Linant désensablent la façade et dressent l'inventaire complet des richesses s'y trouvant. Le temple d'Abou Simbel entra enfin dans la légende.

Les temples d’Abou Simbel, situés à 320 km d’Assouan,  Construits sur la rive occidentale du Nil, ces temples  ont été creusés dans deux collines de grès faisant face au Nil. Ce lieu, où l’on vénérait depuis très longtemps la déesse Hathor, ne fut pas choisi au hasard. En effet, c’est à cet endroit, qu’à chaque Nouvel-An, la crue du Nil, venue du cœur de l’Afrique, pénétrait en Nubie égyptienne. C’est donc là que Ramsès II décida d’édifier un sanctuaire destiné à démontrer le rôle actif du souverain dans les grands cycles naturels. C’est de ce rôle cultuel du pharaon, interlocuteur privilégié entre les dieux et les hommes, que dépendait la survie de tout un peuple.

Ramsès décida d’associer la grande épouse royale Néfertari dans le mythe du retour des eaux porteuses d’abondance. Elle personnifiait l’étoile Sirius, dont le lever héliaque annonçait le retour de l’inondation et le Nouvel-An égyptien. Néfertari devint donc la partenaire rituelle de son époux, Ramsès II, qui s’identifiait au soleil victorieux des ténèbres.

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